Chocs du monde

Chocs du monde avec Hervé Juvin - Glyphosate et nouvelles technologies génétiques : menace à Bruxelles

Publiée le 22/11/2023

L’eurodéputé Hervé Juvin est l’invité d’Edouard Chanot pour "Chocs du Monde", à la veille d’un vote crucial du Parlement européen sur les Nouvelles technologies génétiques. L’infiniment petit cause aussi des chocs titanesques. 1,5 milliard de dollars, c’est le montant de la condamnation ayant frappé Bayer, prononcée le 17 novembre par un tribunal du Missouri. Bayer devra dédommager trois Américains imputant leur cancer à des années d'utilisation du désherbant Roundup à base de glyphosate. Or, la veille, lors d’un vote crucial, la France a laissé la Commission européenne trancher et prolonger de dix ans l’autorisation dans l'UE du glyphosate, pesticide classé "cancérogène probable" depuis 2015 par le Centre international de recherche sur le cancer.

A Bruxelles encore, l’assouplissement de la réglementation sur les "nouveaux OGM" inquiète. Les promoteurs des nouvelles technologies génétiques, ou NGT, veulent faciliter la vente de leurs produits : grâce à la manipulation génétique, il est possible de rendre des plantes plus résistantes ou d’améliorer leur composition nutritionnelle.

Pour l’heure, la Commission prévoit de faire échapper à la réglementation d’étiquetage et de traçabilité des OGM, les produits qui présenteraient moins de 20 modifications génétiques. La clause de sauvegarde a aussi disparu : dans la réglementation de 2001, elle permettait à un Etat membre d’interdire les OGM sur son propre territoire.

Chocs du Monde avec Baki Manèche - Téhéran négocie durement, Trump commence à lever les sanctions

Publiée le 23/06/2026

Pour ce nouvel épisode de Chocs du monde, le magazine des crises et de la prospective internationales de TVL, Edouard Chanot reçoit l'avocat franco-iranien Baki Manèche.

60 jours. Et même 58 désormais, pour que la deuxième phase des négociations entre Washington et Téhéran se concrétise. La feuille de route a été confirmée avec notamment une cellule de « déconfliction » pour le Liban, un canal de communication pour le détroit d'Ormuz et une levée progressive des sanctions américaines pour l'Iran.

Mais rien n’est garanti : les Iraniens refusent toujours d’apparaître aux côtés des Américains, la poignée de mains irano-américaine n’a pas encore eu lieu.  De son côté, Donald reste Trump, c'est-à-dire pour le moins erratique, tandis que Benjamin Netanyahou reste en embuscade.

L'Iran sortira-t-il encore grandi de ce bras de fer ? L'enjeu est considérable : une nouvelle architecture sécuritaire... et financière régionale.