Zooms
Zoom - Charles Onana : Génocide au Rwanda : qui a déclenché l’enfer ?
Le 6 avril 1994, dans le ciel de Kigali, un avion présidentiel est abattu. À son bord, le président rwandais Juvénal Habyarimana. En quelques heures, le Rwanda sombre dans l’horreur. Cet attentat marque le point de départ d’un engrenage meurtrier qui conduira à l’un des plus grands drames de la fin du XXème siècle : entre 800 000 et un million de morts en une centaine de jours.
Trente ans plus tard, une question demeure : que s’est-il réellement passé ce soir-là ? Qui a tiré ? Et pourquoi, malgré les enquêtes, les zones d’ombre persistent-elles ? Autour de cet événement fondateur, les récits s’opposent, les responsabilités se discutent, et la vérité semble toujours disputée.
Pour éclairer cette page sombre de l’histoire contemporaine, le livre de Charles Onana, "Cinq ans d’enquête sur un attentat", s’impose comme une contribution majeure. Fruit de plusieurs années d’investigation, son travail explore non seulement les faits, mais aussi les pressions, les silences et les batailles d’influence qui entourent encore aujourd’hui cet attentat. L’ouvrage met en cause également certaines positions politiques et diplomatiques, en France comme aux Etats-Unis. L’auteur évoque notamment l’évolution de l’attitude française avec le régime de Kagame sous la présidence de Nicolas Sarkozy, ainsi que le rôle plus large et plus criminel des Etats-Unis. À ce titre, Charles Onana souligne un principe fondamental : "On ne peut pas, au nom du droit international, violer un principe sacré : le respect de la souveraineté des Etats et du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes".
Le travail de Charles Onana, mené dans un climat de graves menaces, vise à éclairer les responsabilités et à identifier les acteurs qui ont pesé sur le cours des événements et qui ont contribué à une tragédie qui a conduit au génocide et à la guerre ?
Zoom - Loïc Chaigneau : Crise anthropologique : une avant-garde pour prendre le pouvoir
Individus éclatés, luttes identitaires, indifférence généralisée, institutions vidées de leur substance : la France traverserait une profonde crise anthropologique. Pour Loïc Chaigneau, philosophe de formation et président de l’Institut Homme total, nous ne savons plus faire peuple et les gouvernants ne gouvernent plus réellement.
Dans son ouvrage "Refondation anthropologique", il appelle à repenser le corps social et à reconstruire, sur plusieurs décennies, un peuple capable de reprendre son destin en main. Mais pour y parvenir, il défend aussi l’idée d’une minorité organisée, d’une véritable avant-garde capable de structurer un réseau organisé, de rassembler des hommes sûrs et, à terme, de prendre le pouvoir.
Une stratégie de conquête politique peut-elle permettre de sauver et de refonder la France ?
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