Zooms

Grand Angle - Christian Prouteau : 1973-2023, le GIGN raconté par son fondateur

Publiée le 24/10/2023

Après la multiplication des prises d’otages dans les années 70, notamment pendant les Jeux Olympiques de Munich, la France réagit en créant une unité d’intervention d’élite, le GIGN. A sa tête, le commandant Prouteau, un jeune lieutenant instructeur sorti de Saint-Cyr et présenté comme atypique voire folklorique par sa hiérarchie !

Alors que l’on fête le 50ème anniversaire de la création du GIGN, le dessinateur Poma, autodidacte et passionné, retrace avec réalisme et minutie les débuts et les premiers faits d’arme du groupe d’élite. Un travail de grande ampleur pour faire vivre l’épopée des 17 gendarmes qui forment ce groupe d’intervention, notamment lors de l’intervention de Djibouti où 31 enfants de militaires Français sont enlevés dans un car scolaire par des terroristes.

Tout au long de cette BD de grande qualité, on découvre la personnalité hors-norme de Christian Prouteau qui aime à rappeler aux jeunes recrues, que toute action doit être menée dans l’esprit du respect de la vie : "Le mépris de la vie m’est étranger !".

Pour TVL, le colonel et ancien préfet raconte l’aventure de cette structure de la Gendarmerie nationale forte, en 2023, de plus de mille hommes. Il explique le rôle de la hiérarchie et des politiques dans les opérations et rappelle que si le GIGN a été fondé à partir du problème palestinien, cinquante ans plus tard, l’attaque du Hamas contre Israël ramène le problème palestinien au cœur de notre  actualité internationale et évidemment française.

Un entretien passionnant qui donne le temps à Christian Prouteau de nous plonger en immersion totale au sein de ce groupe unique au monde.

Zoom - Benjamin Chalus : Libre-échange et financiarisation détruisent les Savoir-faire

Publiée le 14/05/2026

Ancien chaudronnier-soudeur devenu consultant en métallurgie, Benjamin Chalus publie "La civilisation du geste - Quand le Savoir-faire façonne le destin des peuples" aux Éditions Heurésis. Pour lui, le savoir-faire ne désigne pas seulement une compétence technique : il constitue un lien profond entre la main et l’esprit, entre le geste et la pensée, entre l’Homme et le monde qu’il façonne. Dans cet entretien, Benjamin Chalus analyse la disparition progressive des métiers producteurs, l’effacement de la transmission, la financiarisation de l’économie et la transformation du travail en activité abstraite et désincarnée.

Pourquoi la modernité réduit-elle l’économie à des contrats et à des flux ?

Comment le culte de la rentabilité a-t-il fragilisé l’industrie et les savoir-faire ?

Pourquoi l’Homme contemporain semble-t-il séparé de son œuvre ?

Et quelle place restera-t-il au travail humain face à l’automatisation et à l'IA ?

Une réflexion profonde sur le travail, la transmission, la technique, l’industrie et le destin civilisationnel des peuples.