Passé Présent
Le Nouveau Passé-Présent avec Christian Destremau - Ibn Saoud et la naissance de l'Arabie saoudite
Depuis près d'un siècle, la famille Al-Saoud règne sur l'Arabie saoudite, pays qui connaît une prospérité fabuleuse grâce à l'or noir. Le fondateur de la dynastie, Ibn Saoud fit preuve d'une maîtrise parfaite dans l'art de la guerre du désert et, plus encore, d'une habileté consommée face à ses adversaires comme avec ses alliés. En 1932, le royaume d'Arabie saoudite était fondé et, après une dernière expédition guerrière contre l'imam du Yémen (1934), ses frontières stabilisées : celui qui n'avait pas une pierre où poser la tête au début de son entreprise régnait désormais sur un territoire grand comme trois fois et demie la France.
Cet homme d'Etat incontournable et madré – qui choisit de maintenir son pays dans une neutralité favorable aux Alliés durant la Seconde Guerre mondiale – a conclu en 1945 avec le président américain Roosevelt un accord stratégique motivé par la géopolitique du pétrole, plaçant l'Arabie saoudite dans l'orbite économique et sous la protection militaire américaine. À sa mort en 1953, il laisse derrière lui l'un des pays les plus puissants et influents du monde musulman, membre de l'ONU et de la Ligue arabe. Avec Christian Destremau, auteur d'une magistrale biographie, voici le portrait de ce seigneur du désert devenu homme d’Etat.
Passé Présent avec Philippe Capron - Guerre Iran-USA : L’actualité dans le miroir de l’histoire
Tensions croissantes au Moyen-Orient, frappes ciblées, menaces sur le trafic maritime, bras de fer stratégique entre Washington et Téhéran : la confrontation entre les Etats-Unis et l’Iran ravive le spectre d’un affrontement majeur, aux conséquences potentiellement globales. Mais cette guerre, en apparence nouvelle, l’est-elle vraiment ? Car derrière l’actualité immédiate se dessinent des logiques bien connues : un droit international contesté et sans véritable arbitre, des sanctions économiques aux effets souvent limités, et des stratégies asymétriques où les adversaires ne poursuivent ni les mêmes objectifs, ni la même forme de guerre.
D’un côté, la puissance militaire américaine et sa capacité de frappe technologique. De l’autre, une stratégie indirecte, qui joue sur la durée, sur la pression régionale et sur les opinions publiques. Une opposition qui rappelle que, dans l’histoire, la supériorité militaire ne suffit pas toujours à emporter la décision. Se pose aussi la question des moyens : les bombardements peuvent-ils, à eux seuls, faire plier un régime ? Et celle des fins : que signifie réellement “gagner” une guerre, lorsque les objectifs évoluent au fil du conflit ? Enfin, en toile de fond, demeurent des enjeux structurants : le pétrole, les équilibres régionaux, la prolifération nucléaire — et cette leçon récurrente de l’histoire, selon laquelle une guerre engagée est toujours plus facile à commencer qu’à conclure.
Pour répondre à ces questions "Passé-Présent" reçoit Philippe Capron, auteur du "Dictionnaire impertinent de la guerre" paru chez Pierre de Taillac.
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