Mes libertés politiques

Mes Libertés Politiques - Léon : de l’émotion à la raison

Publiée le 21/10/2026

Chers amis, il ne vous a peut-être pas échappé que le Pape Léon 14 a fait une petite incursion en France il y a peu. Incontestablement, il a racheté le passage éclair qu’avait fait à Marseille son prédécesseur, le pape François, qui s’était magistralement emmêlé les pinceaux en mélangeant joyeusement Marseille et l’Afrique. Je résume un peu trivialement, mais en gros, c’était bien  ça.

Revenons à nos moutons. Ainsi donc, l’excellent Léon a sillonné la France pendant quatre jours passant de Paris à la Seine-Saint-Denis, de la Seine-Saint-Denis à Paris, de Paris à Lourdes, et de Lourdes à Metz. Beau périple, organisé de façon millimétrique, et qui a véritablement soulevé les foules. Ce qui évidemment a consterné tout ce que la France compte de laïcards, et Dieu sait s’ils sont nombreux dans notre pays, laïcards qui ont dû passer quatre nuits blanches en se retournant furieusement dans leur lit et en s’arrachant les derniers cheveux qui leur restent.

Malheureusement pour eux, une émotion toute légitime a submergé le monde catholique bien sûr, mais aussi une grande partie de la France et du monde tout au long de ce voyage papale, émotion bien légitime, car n’en déplaise aux laïcards de tout poil désormais chauves , nous avons un cœur, et il suffisait de contempler la façon dont les 700 ou 800 000 personnes ont assisté à la messe qu’à célébrée le pape sur la place de la Concorde pour comprendre que cette émotion qui a saisi cette foule immense était aussi intense que profonde. Il en a été de même pour la soirée organisée au stade de France pour la jeunesse, soirée  présidée par Léon XIV. 80 000 jeunes gens enthousiastes ont vécu une soirée qu’ils n’oublieront pas, soirée qui a débuté, avant que le pape n’arrive, par un déchaînement émotionnel peut-être excessif et peut-être inutile, mais qui s’est prolongée, après l’arrivée du pape, par l’expression d’une émotion intérieure infiniment plus profonde que les paillettes  et froufrou légèrement déplacés du début de la soirée. Petite remarque subsidiaire : lorsque le pape s’est écrié, à l’adresse des jeunes, vous êtes les saints de France, j’ai souri en tapotant ma barbe naissante, car je connais plusieurs personnes qui faisaient partie des 80 000, qui sont de belles personnes, mais à mon avis ne sont pas des saints, ou pas encore…

Quoi qu’il en soit, ce déferlement d’émotion qui a caractérisé les quatre jours de la visite papale fut infiniment respectable et profond. Mais cette émotion légitime ne doit pas occulter ce qu’a dit le pape tout au long de ses discours. Bien évidemment, chaque phrase qu’il prononçait était pesée et soupesée, et revêtait donc une importance considérable. Ainsi, par l’ensemble de ses déclarations sur le registre religieux, un certain nombre de choses ont été dites clairement. Par exemple, le pape a martelé avec force l’importance fondamentale de préserver la dignité humaine, du début à la fin de la vie. Macron premier a dû avaler son chapeau un certain nombre de fois. Cela dit, il ne faut pas oublier que le pape est aussi un chef d’État. À plusieurs reprises, il a donc eu des paroles de chef d’État. Et ces paroles, nous avons le devoir de les analyser sans émotion, mais avec raison. Et là, je dois le dire, lorsque l’on analyse de façon précise tout ce que le pape a dit en tant que chef d’État, j’ai quelques interrogations de fond sur des points capitaux qu’il a développés. Je n’en mentionnerai que quelques-unes.

À l’Unesco, le pape a fait un bref résumé historique évoquant l’époque de la renaissance, qui s’est prolongée par les célèbres Lumières, ces fameuses Lumières aboutissant à la non moins fameuse déclaration des droits de l’homme de 1789. Or, pas un mot n’a été dit sur le fait que cette déclaration des droits de l’homme de 1789, véritable bible des révolutionnaires, avait engendré de gigantesques massacres intérieurs et un nombre considérable de guerres extérieures. De façon subsidiaire, et cela peut tout de même surprendre, le pape n’a pas dit un mot sur le fait que la révolution de 1789 avait comme un de ses objectifs principaux et affichés la destruction complète de l’église catholique, d’où la condamnation sans appel de la révolution par le pape Pie VI à la fin du 18ème siècle. Petit malaise de ma part.

Autre petit malaise qui, je l’espère, ne va pas me conduire tout droit à à l’hôpital. À Metz, Léon 14 s’est fait le chantre de l’union européenne, et a chanté les louanges de Robert Schuman, grand promoteur de cette union devant l’éternel, en le citant de façon répétitive. Au point que le Vatican envisage très sérieusement de le canoniser. Robert Schuman mit effectivement toutes ses forces dans la construction européenne et entra d’ailleurs en conflit avec  De Gaulle à ce propos. En effet, en 1962, De Gaulle, très conscient du danger que représentait l’Europe telle qu’elle était conçue, mit un frein à la construction européenne dont Schuman était un grand promoteur. Le problème est que Schuman était ministre de De Gaulle : il démissionna alors, ce qui montre à quel point le ministre souhaitait ardemment l’avènement de l’Europe technocratique actuelle, dont l’objectif affiché est la destruction des nations. Que le pape  valorise à ce point l’un des grands promoteurs de la catastrophe européenne me donne des battements de cœur, je crois qu’il va falloir qu’Élise Blaise appelle le SAMU. Et comme il n’y a pas de mal à se faire du mal, je rajouterai que les paroles du pape sur l’immigration m’ont paru bien décalées par rapport à la situation française et européenne actuelle. Dans la lignée de ses prédécesseurs, le pape est clairement favorable à une immigration peu ou pas contrôlée, sa position étant conforme à la position actuelle de l’église, selon laquelle l’homme est libre de se déplacer où il veut, comme il veut et quand il veut. Voilà une position qu’il me semble difficile d’entendre.

Je dirais pour conclure qu’il ne faut pas bouder le bonheur que la France a eu d’accueillir pendant quatre jours le pape, et que l’émotion qu’il a soulevée est aussi légitime qu’exceptionnelle. Il faut simplement que nous gardions à l’esprit que cette émotion ne doit pas nous envahir au point que nous en perdions la raison.

Mes Libertés Politiques - Sus aux retraités !

Publiée le 14/10/2026

Nous le savons tous, la situation budgétaire est absolument catastrophique. Je pourrais rajouter : la situation économique globale est absolument catastrophique. Je pourrais également rajouter : la situation générale  est absolument catastrophique. En clair, mais plutôt sombre, nous sommes réellement dans une situation catastrophique. Mais revenons à nos moutons, en l’occurrence la situation budgétaire, qui va bientôt tondre, c’est certain. Nous sommes au fond du fond du fond du trou, chacun le sait, et Macron plus que tout le monde.

Avant de parler de Macron, imposons-nous un petit rappel historique : le dernier budget en équilibre date de 1974, sous cet excellent Raymond Barre, ministre du président Giscard d’Estaing. À partir de cette date, Giscard d’Estaing a cru intelligent de s’exonérer de la règle d’or selon laquelle un budget doit être voté à l’équilibre, et à partir de là, la chute a commencé, s’est accélérée sous Mitterrand, s’est aggravée sous Chirac, s’est considérablement aggravée sous Sarkozy, puis sous Hollande. Mais le record du record du record devait évidemment revenir à notre vénéré Macron, l’empereur du déficit, le Mozart du désastre financier. En effet, si le premier déficit de Giscard s’élevait à 7 milliards d’euros en 1975, le dernier déficit de notre empereur bien-aimé s’élèvera à 150 milliards d’euros, soit un déficit Giscard multiplié par 21. Au diable les varices, pardon, au diable l’avarice !

Tiens, une petite anecdote personnelle pour nous mettre en forme. En 2005 si ma mémoire est bonne, j’assistais à une réunion avec le très exceptionnel ministre des finances Thierry Breton. Le déficit budgétaire avait tendance à s’alourdir et je vois encore notre Breton serrer ses petits poings, avancer le menton d’un air martial et proclamer virilement : je vais vous réduire le déficit en deux temps trois mouvements et vous allez voir ça. Nous avons vu : il n’a strictement rien réduit et le déficit a augmenté jusqu’à ce le Breton prenne ses cliques et ses claques et quitte le gouvernement. Heureusement pour lui, il s’est recasé dans ce qui était à l’époque une superbe entreprise, à savoir l’entreprise Atos, qu’il a dirigé jusqu’à ce qu’il la fasse couler dans le style titanique. Mais heureusement pour lui, il s’est recasé vite fait bien fait en tant que le commissaire européen. Plus belle la vie ! Malheureusement, il n’a pas fait couler la commission européenne. Mauvaise pioche.

Je reviens au déficit budgétaire actuel. Comme je viens de le dire, notre empereur est un passionné du déficit, qu’il a fait exploser, ce qui lui a permis de porter la dette publique à la coquette petite somme de 3500 milliards d’euros. Miam miam. Mais attention : il vient de clamer haut et fort qu’il n’est responsable de rien, puisque les responsables de cette dette sont la guerre en Ukraine, la guerre au Moyen-Orient, la guerre en Ukraine, la guerre au Moyen-Orient, la guerre en Ukraine et la guerre Moyen-Orient. Ce qui est évidemment totalement faux, puisqu’il a fait exploser la dette de 2017 à 2021, et donc avant la guerre en Ukraine et avant la guerre au Moyen-Orient. Alors, puisqu’il n’est responsable de rien, mais qu’il faut que le déficit budgétaire diminue, une solution magique sera de taper tot ou tard, mais plutôt très tôt que très tard, sur les retraités. Cochons de retraité va, on va vous faire la peau. C’est trop facile de se dorer la pilule, de s’occuper de son jardin, de voyager et de dormir quand les travailleurs s’épuisent à travailler et vous payent vos retraites. Bien sûr, vous avez travaillé et cotisé pour vos retraites, mais ça, on n’en n’a rien à cirer, comme le disait Madame Cresson, ministre de Mitterand, et dont le père était sûrement coordonnier. Vous n’aviez qu’à pas travailler, alors vous n’auriez pas cotisé, et donc on n’aurait pas ponctionné les retraites. Vous allez donc voir ce que vous allez voir, on va vous ponctionner sec. Ainsi donc, une petite ponction de quelques milliards sur vos retraites, vous en dites quoi ? Bon, on ne sait pas très bien si ce sera 5 ou 6 ou 4 ou 8 milliards ou encore plus ou encore moins, mais vous serez mis à contribution tôt ou tard et c’est tout. Et vous allez enfin contribuer au redressement de la France, bande d’inactifs, bande d’oisifs. Non mais des fois ! Comme cela a été annoncé par le premier ministre dont j’ai oublié le nom car je ne retiens que ce qui m’intéresse, les retraites, un jour ou l’autre, ne  suivront pas le coût de la vie pour une part non négligeable des retraités, et le fameux abattement de 10 % passera sans doute à la trappe. Non mais des fois !

En revanche, pas question de toucher à l’immigration, qui coûte chaque année environ 50 milliards d’euros. Pas question de toucher à toutes les agences qui travaillent pour l’État, qui coûtent environ 10 milliards d’euros par an. Pas question de toucher à la fraude sociale, qui coûte environ 50 milliards d’euros par an. Pas question de toucher à tout ce que l’on pourrait toucher tout de suite, mais hors de question de ne pas ponctionner la retraite des retraités.  Non mais des fois !

Pour conclure, si économie il y a, elles ne seront pas faites la où elle devrait être faite. Cela fait des dizaines d’années que cela dure, cela commence à faire beaucoup et cela commence à nous lasser beaucoup. Sarkozy avait fait de la publicité, peut-être payante car avec lui rien n’est jamais vraiment gratuit, sur le Karcher, sans jamais s’en servir bien sûr. Je crois qu’une majorité de Français aimerait qu’ au printemps 2027,un grand coup de Karcher soit passé sur la classe politique qui nous dirige depuis tant d’années avec le succès que l’on sait .