Olivier Pichon reçoit Philippe Nemo, normalien, philosophe, ancien professeur à l’ESCP et HEC, directeur de l’Ecole Professorale de Paris.
1) Genèse de l’impôt moderne, une funeste rupture
- L’Ancien Régime : absolutiste mais les prélèvements sont faibles
- Le contrat social (plus ancien que Rousseau) et les contributions fiscales
- La fin du contrat social au cours du XX ° siècle
- Une métaphysique socialiste fait disparaître la sphère privée
- L’invraisemblable définition de la "dépense fiscale", l’aveu que tout appartient à l’Etat
- Caillaux : le problème de l’impôt sur le revenu et la progressivité
- Analyse de la notion de contribution, quasi volontaire mais en échange de l’ordre public et d’un bien collectif non produit par le marché
- Notion de justice commutative (Aristote)
- Les représentants du peuple n’assurent plus le contrôle des impôts
- Ceux qui vivent des contributions ne sauraient les restreindre
- L’Etat fiscal fait de la France un régime d’oppression
- Peter Sloterdjik : "La main qui prend" (son livre : Repenser l’impôt)
2) Un changement de société sans débat ni conscience
- Quelle légitimité de l’impôt ?
- Une véritable religion universelle de l’impôt, malheur aux hérétiques !
- Quintuplement de l’impôt en un demi siècle sans aucun débat
- Des effets nécrosants pour la société mal mesurés encore pour le long terme
- Une mutation sociale en forme de mutilation
- La réduction des inégalités comme objectif implique un don sans contrepartie et sans limite
- Qui parle encore de liberté, les hommes politiques n’emploient plus guère ce mot
- Une lourde hypothèque pour l’avenir
- Une véritable mutilation ontologique, une stérilisation des initiatives
- Un système surpuissant, ses ruses pour augmenter toujours par l’assiette ou les taux
- L’impossible solidarité volontaire, la chasse à l’informel, la névrose fiscale chronique pour toujours plus de prélèvements
3) Une rupture consécutive du lien social, une régression anthropologique
- Quotité ou répartition, la fin du secret
- La tyrannie de la transparence et la tyrannie par la transparence
- Le coup des petites cuillères pour l’ISF !
- Big Brother fiscal
- Un déficit pour l’intérêt général
- L’occident jadis productif et inventif pourrait voir régresser cette faculté en raison de cette nécrose fiscale
- Contrainte publique et GAFA : la Gestapo en a rêvé, notre société l’a fait
- Un processus auto entretenu que personne ne peut arrêter
- La névrose confiscatoire, une société de spoliation conduit à une société de défiance
- Peter Sloterdjik : les exploiteurs sont aujourd’hui les bénéficiaires d’argent public et les exploités sont les membres de la société civile
- Rhétorique du prédateur légal et du prédateur illégal
- Un impôt sans contrepartie est du vol, la contrainte publique en fait de plus un vol en bande organisée
- Paradoxe : la richesse des plus riches augmente le pouvoir d’achat de ceux qui achètent leurs produits par la production de masse et la baisse des prix
- L’envie comme moteur social et politique, René Girard et le discours mimétique