Zooms

Zoom - Bernard Germain : Islamisme : une instrumentalisation occidentale ?

Publiée le 17/04/2025

Il est de tradition de prétendre que le 20ème siècle fut marqué par l'affrontement de deux totalitarismes, le communisme et le nazisme. Certains pensent que le communisme est le pire des régimes,d'autres expliquent que le nazisme est le mal absolu.

Mais curieusement, alors que le chercheur américain Bill Warner explique que l'islam a causé la mort de 270 millions de personnes en 14 siècles, l'islam -que certains appellent islamisme- continue à paraître préservé de toute critique. 
Boualem Sansal, l'écrivain né algérien et devenu français, emprisonné pour délit d’opinion par le régime algérien, disait : "Nous avons construit des outils pour dénoncer le soviétisme et le nazisme. Mais on peine à analyser le phénomène de l'islamisme, alors qu'il n'est pas si différent".
Dans son ouvrage "Lislam pire que le nazisme et le communisme", Bernard Germain entreprend de comparer historiquement les trois totalitarismes. Il arrive à la conclusion qu'il n'y a plus de péril fasciste en France et en Europe. Mais il démontre que le danger essentiel qui menace l'Occident est la conquête islamiste, permise par la politique migratoire suicidaire des pays européens et la démographie menaçante du monde musulman.

Zoom - Thibaud Gibelin - Hongrie : scrutin décisif, pressions globales, fracture européenne

Publiée le 10/04/2026

Chercheur et professeur invité au Mathias Corvinus Collegium de Budapest, Thibaud Gibelin est un spécialiste de la Hongrie et de Viktor Orbán. Il est l’invité de TVL à la veille d’importantes élections législatives dans ce pays. La Hongrie s’impose actuellement comme un point de convergence des tensions politiques européennes. Le duel politique âpre et rude entre Viktor Orbán et son opposant Péter Magyar dépasse largement le cadre national et prend la forme d’un affrontement entre deux visions du pouvoir et de l’Europe. La venue récente du vice-président américain JD Vance à Budapest, pour soutenir Orbán, souligne l’importance stratégique de cette échéance.

Dans un climat de forte polarisation, les sondages contradictoires traduisent une incertitude réelle sur l’issue du vote. Après seize années au pouvoir, Viktor Orbán affronte difficilement une opposition unifiée et structurée. Au-delà de l’alternance, c’est l’orientation politique du pays et sa place dans l’Union européenne qui sont en jeu. La Hongrie apparaît ainsi comme un laboratoire des recompositions politiques en cours sur le continent. Entre souveraineté nationale, rapports de force internationaux et fractures internes, ce scrutin pourrait avoir des répercussions bien au-delà de Budapest. Orbán, seul contre tous, peut-il sortir une nouvelle fois gagnant ?