Zooms
Zoom - Frédéric Bécourt : Thanatose, une vie suspendue entre réel et métavers
Dans son nouveau roman "Thanatose", Frédéric Bécourt imagine un homme frappé de mort apparente lors d’une fusillade. Guillaume, le narrateur, s’effondre, déclaré cliniquement mort… avant de revenir à lui, comme s’il s’était “retiré” de son propre corps. Ce phénomène, réel chez certains animaux, s’appelle la thanatose : une forme d’hibernation face au danger. Et si le corps humain, lui aussi, savait fuir la réalité quand l’esprit ne peut plus suivre ?
Guillaume, lui, vit désormais comme un fantôme. Il s’enferme chez lui, entre sa mère, ses chiens, et ses escapades nocturnes dans un métavers où les morts peuvent parfois revenir sous forme d’avatar. Il croit y reconnaître Alice, son amie disparue dans l’attentat. Est-elle bien là ? Ou est-ce son deuil qui le piège ?
Roman du choc, du repli et du doute, "Thanatose" est un roman du deuil, mais sans larmes : un roman de friction entre le corps, l’écran et la mémoire. Frédéric Bécourt, écrivain se situant dans la vague des antimodernes, offre au lecteur un récit nerveux, tendu, sans fioritures, presque clinique, sur la manière dont le réel se fracture — et parfois se recompose.
Zoom - Benjamin Chalus : Libre-échange et financiarisation détruisent les Savoir-faire
Ancien chaudronnier-soudeur devenu consultant en métallurgie, Benjamin Chalus publie "La civilisation du geste - Quand le Savoir-faire façonne le destin des peuples" aux Éditions Heurésis. Pour lui, le savoir-faire ne désigne pas seulement une compétence technique : il constitue un lien profond entre la main et l’esprit, entre le geste et la pensée, entre l’Homme et le monde qu’il façonne. Dans cet entretien, Benjamin Chalus analyse la disparition progressive des métiers producteurs, l’effacement de la transmission, la financiarisation de l’économie et la transformation du travail en activité abstraite et désincarnée.
Pourquoi la modernité réduit-elle l’économie à des contrats et à des flux ?
Comment le culte de la rentabilité a-t-il fragilisé l’industrie et les savoir-faire ?
Pourquoi l’Homme contemporain semble-t-il séparé de son œuvre ?
Et quelle place restera-t-il au travail humain face à l’automatisation et à l'IA ?
Une réflexion profonde sur le travail, la transmission, la technique, l’industrie et le destin civilisationnel des peuples.
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