Zooms
Zoom - Laurent Richier : Le scandale de la viande en barquette
Laurent Richier est devenu boucher par accident. Issu d’une famille très modeste, il sait que ses parents ne sont pas du genre à le laisser chômer. Après une scolarité difficile et un certain mépris du corps professoral, il se résout à suivre un cursus de CAP en boucherie. Très vite, les images qu’il doit côtoyer chaque jour le heurtent. Plus encore que la cohabitation avec les animaux morts, Laurent Richier doit avant tout affronter des pratiques frauduleuses et dangereuses pour les consommateurs. Les viandes périmées sont reconditionnées, souvent plusieurs fois. Les laboratoires de préparation sont parfois partagés avec les rats, les bacs, les outils et les broches sont sales, la viande diffuse une odeur nauséabonde. Une seule obsession, limiter les pertes au maximum, et tant pis si le client s’intoxique. A cela s’ajoute bien sûr, les très grandes failles de traçabilité qui ont souvent pu donner lieu à des scandales d’ampleur à l’image de l’affaire des lasagnes de cheval. Dans tout cela, les autorités sanitaires apparaissent bien timides, et c’est aussi ce que dénonce Laurent Richier dans son ouvrage "Viande : Et si vous saviez..." (VA Editions). Un entretien qui vous fera mieux choisir où vous achetez votre steak !
Zoom - Benjamin Chalus : Libre-échange et financiarisation détruisent les Savoir-faire
Ancien chaudronnier-soudeur devenu consultant en métallurgie, Benjamin Chalus publie "La civilisation du geste - Quand le Savoir-faire façonne le destin des peuples" aux Éditions Heurésis. Pour lui, le savoir-faire ne désigne pas seulement une compétence technique : il constitue un lien profond entre la main et l’esprit, entre le geste et la pensée, entre l’Homme et le monde qu’il façonne. Dans cet entretien, Benjamin Chalus analyse la disparition progressive des métiers producteurs, l’effacement de la transmission, la financiarisation de l’économie et la transformation du travail en activité abstraite et désincarnée.
Pourquoi la modernité réduit-elle l’économie à des contrats et à des flux ?
Comment le culte de la rentabilité a-t-il fragilisé l’industrie et les savoir-faire ?
Pourquoi l’Homme contemporain semble-t-il séparé de son œuvre ?
Et quelle place restera-t-il au travail humain face à l’automatisation et à l'IA ?
Une réflexion profonde sur le travail, la transmission, la technique, l’industrie et le destin civilisationnel des peuples.
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