Bistro Libertés
Bistro Libertés - Andréa Kotarac : son grand saut de LFI au RN
L’invité spécial d’Eric Morillot est Andréa Kotarac qui pour certains est un OVNI politique et pour d’autres un militant courageux dont le parcours politique fait sens.
Il est probablement la seule personne à avoir connu de près à la fois Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen.
Il est peut-être la meilleure personne pour répondre à cette question : le RN est il de gauche ?
Il est accompagné de Pierre-Jean Chalençon, Eric Tegnér, Greg Tabibian et Charbel Lakisse.
Andréa Kotarac a participé à la fondation du Parti de gauche de Jean-Luc Mélenchon en 2008, a été responsable des jeunes pour Mélenchon lors de la campagne présidentielle de 2012 et sera élu au conseil régional d’Auvergne-Rhône-Alpes en 2015 à seulement 26 ans.
Fin 2015, il travaille à la fondation de la France insoumise, un mouvement initialement fondé pour rassembler le peuple français face à l’oligarchie. Tenant d’une ligne souverainiste à LFI, la montée des islamo-gauchistes en interne le pousse à partir. Il quitte LFI, rend son mandat et appelle aux européenne de 2019 à voter Jordan Bardella et Marine Le Pen pour résister au rouleau compresseur anti-social de Macron.
Tenant d’une ligne sociale, localiste et environnementale, l’œil affiné sur les relations internationales, on le voit en photo en discussion avec des chefs ou anciens chefs d’Etat, du Niger, de Syrie, de Bosnie, du Liban ou encore de Serbie. Il est le seul porte-parole du RN à ne pas être parlementaire mais il est l’un des plus médiatiques et non des moins influents puisqu’il conseille Marine Le Pen à l’Assemblée nationale.
Ernotte et France TV : la grande magouille ? Bistro Libertés avec Jean-Jacques Cordival
Delphine Ernotte qui avait lancé la traque aux "mâles blanc de plus de 50 ans" est reconduite pour un 3ème mandat à la présidence de France Télévisions.
Pendant ce temps, la commission d’enquête sur l’audiovisuel public n’en finit pas de faire des vagues et pointe sa gestion calamiteuse : gestion opaque, copinage, choix éditoriaux contestés et manque de transparence.
Pour en parler, Éric Morillot a réuni un plateau de spécialistes de l’audiovisuel avec le grand syndicaliste Jean-Jacques Cordival entouré de Béatrice Rosen, Mike Borowski, Adrien Abauzit et Greg Tabibian.
Ancien cadre de France Télévisions, Jean-Jacques Cordival devient président de la Fédération CGC des Médias et secrétaire général du Syndicat National des Personnels de la Communication et de l’Audiovisuel. Il est auditionné par la commission d’enquête. Un témoignage que son talentueux et tenace rapporteur Charles Alloncle résume ainsi : "Il a dénoncé l’incapacité de Delphine Ernotte à réduire la masse salariale de France Télévisions. Malgré près de 2 300 salariés en moins, la masse salariale est pourtant passée de 894 millions d’euros à son arrivée à près d’un milliard d’euros aujourd’hui. Pire, il souligne que la masse salariale de TF1 ne représente que 18 % de son chiffre d’affaires, quand elle s'élève à 40 % pour France Télévisions".
C’est un chaud partisan du service public et il dénonce la concentration du secteur audiovisuel autour de grands groupes privés. Il défend une vision d’un service public plus indépendant et mieux protégé. Et pourtant, il n’est pas apprécié par la très gauchiste CGT, ni par la justice : il sera débouté de sa plainte en diffamation contre plusieurs militants de la CGT de France Télévisions.
C’est un véritable gardien du paysage audiovisuel français : il a mené des actions judiciaires ou plaintes concernant des conflits d’intérêts, la mauvaise gestion des ressources et des avantages jugés indus.
Candidat à la présidence de France TV en 2005, il s’oppose 10 ans plus tard à la nomination de Delphine Ernotte, totalement inexpérimentée puisqu’elle a fait toute sa carrière cher Orange. Il considère que la nomination d’Ernotte est "entachée d’irrégularités, marquée par un manque de transparence et biaisée dès le départ". Il est donc allé jusqu’à déposer une plainte contre le processus de reconduction pour un troisième mandat. Il parle même de “mascarade” et de “grand n’importe quoi” concernant son processus de nomination.
Vous l’aurez compris, c’est une grande gueule que nous avons ce soir.
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