Bistro Libertés
Jean-Pierre Castaldi : une grande gueule anti-woke populaire à Bistro Libertés
Jean-Pierre Castaldi est l’invité spécial d’Eric Morillot. Cette grande gueule au franc parler est en compagnie de Béatrice Rosen (actrice et influenceuse), Laurent Firode (réalisateur et acteur), Charbel Lakisse (influenceur) et Didier Audebert (journaliste et écrivain).
Au programme de cet épisode : le lynchage de Quentin par des antifas, l’affaire Epstein et la propagande wokiste des productions audiovisuelles françaises.
Jean-Pierre Castaldi est bien connu des Français. Il a joué dans 60 longs métrages au cinéma, 38 téléfilms et 37 pièces de théâtre. Il faut dire qu’outre son talent, il est servi par un physique qui marque les esprits avec une mâchoire carrée et une silhouette de colosse qui lui confère une allure de tueur. D’ailleurs, c’est ainsi qu’il apparait dans "Moonraker", le James Bond de 1979.
Il connaîtra le succès dans tous les registres : les rôles dramatiques comme dans "L'Affaire Dominici" et "La Race des seigneurs", mais aussi le genre policier. Il décroche ses rôles les plus populaires dans les années 1990, notamment dans "Promotion Canapé", "Ripoux contre Ripoux", réalisés par Claude Zidi. Le réalisateur renouvelle d’ailleurs leur collaboration en 1998 en lui confiant un rôle dans "Astérix et Obélix contre César".
C’est aussi un homme de théâtre et il l'apprécie pour le contact direct avec le public.
Il a accompagné les soirées des Français dans des émissions de téléréalité et de jeux tv : on retiendra bien sûr son arrivée en 1999 à Fort Boyard dont il prend la suite de Patrice Laffont en l’an 2000 comme maître du fort.
Ernotte et France TV : la grande magouille ? Bistro Libertés avec Jean-Jacques Cordival
Delphine Ernotte qui avait lancé la traque aux "mâles blanc de plus de 50 ans" est reconduite pour un 3ème mandat à la présidence de France Télévisions.
Pendant ce temps, la commission d’enquête sur l’audiovisuel public n’en finit pas de faire des vagues et pointe sa gestion calamiteuse : gestion opaque, copinage, choix éditoriaux contestés et manque de transparence.
Pour en parler, Éric Morillot a réuni un plateau de spécialistes de l’audiovisuel avec le grand syndicaliste Jean-Jacques Cordival entouré de Béatrice Rosen, Mike Borowski, Adrien Abauzit et Greg Tabibian.
Ancien cadre de France Télévisions, Jean-Jacques Cordival devient président de la Fédération CGC des Médias et secrétaire général du Syndicat National des Personnels de la Communication et de l’Audiovisuel. Il est auditionné par la commission d’enquête. Un témoignage que son talentueux et tenace rapporteur Charles Alloncle résume ainsi : "Il a dénoncé l’incapacité de Delphine Ernotte à réduire la masse salariale de France Télévisions. Malgré près de 2 300 salariés en moins, la masse salariale est pourtant passée de 894 millions d’euros à son arrivée à près d’un milliard d’euros aujourd’hui. Pire, il souligne que la masse salariale de TF1 ne représente que 18 % de son chiffre d’affaires, quand elle s'élève à 40 % pour France Télévisions".
C’est un chaud partisan du service public et il dénonce la concentration du secteur audiovisuel autour de grands groupes privés. Il défend une vision d’un service public plus indépendant et mieux protégé. Et pourtant, il n’est pas apprécié par la très gauchiste CGT, ni par la justice : il sera débouté de sa plainte en diffamation contre plusieurs militants de la CGT de France Télévisions.
C’est un véritable gardien du paysage audiovisuel français : il a mené des actions judiciaires ou plaintes concernant des conflits d’intérêts, la mauvaise gestion des ressources et des avantages jugés indus.
Candidat à la présidence de France TV en 2005, il s’oppose 10 ans plus tard à la nomination de Delphine Ernotte, totalement inexpérimentée puisqu’elle a fait toute sa carrière cher Orange. Il considère que la nomination d’Ernotte est "entachée d’irrégularités, marquée par un manque de transparence et biaisée dès le départ". Il est donc allé jusqu’à déposer une plainte contre le processus de reconduction pour un troisième mandat. Il parle même de “mascarade” et de “grand n’importe quoi” concernant son processus de nomination.
Vous l’aurez compris, c’est une grande gueule que nous avons ce soir.
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