Les Conversations

Les Conversations de Paul-Marie Coûteaux n°57 avec Régis Le Sommier - Etats-Unis d’Amérique : mort ou résurrection ? (2ème partie)

Publiée le 26/01/2025

Nous avons suivi dans une première Conversation l’enfance et la jeunesse de Régis le Sommier, et l’extraordinaire foisonnement de sa vie de grand reporter, au Proche-Orient, au Moyen-Orient, en Afrique, et, avant d’y revenir ultérieurement, sur le front ukrainien qui le fit rompre en visière et créer le site indépendant "Omerta". Dans cette deuxième Conversation, nous le suivons aux Etats-Unis, où il dirigea pendant de longues années, sous les présidences de Georges Bush Jr et de Barack Obama (qu’il rencontra tous les deux en tête à tête, rare performance pour un journaliste français…) le bureau de Paris-Match à New-York. En réalité, l’intrépide reporter a fouillé tous les Etats-Unis, couvrant aussi bien l’ouragan Katrina de la Nouvelle-Orléans que les incendies de Californie (où il s’est d’ailleurs brûlé les poumons...) ou encore les couloirs de l’immigration aux frontières nord et sud du Mexique ; en réalité, il a une curiosité toute particulière pour l’énigmatique "Etat Profond" dont on parle beaucoup sans le connaître : il rencontre Donald Rumsfeld au Pentagone, effectue une tournée diplomatique avec Colin Powell, s’entretient avec le gouverneur de Californie Schwarzenegger aussi bien qu'avec l’influent John McCain ou le directeur de la Banque fédérale Alan Greenspan, mais surtout de nombreuses personnalités de son nombreux "services de renseignement" d’un Etat avant tout militaire. Pourtant, notre Conversation s’ouvre sur un tout autre sujet, qu’il connait aussi fort bien : la personnalité de Jean-Marie Le Pen...  

Les Conversations de Paul-Marie Coûteaux avec Hervé Juvin n°77 (1ère partie) - Mesurons-nous les effets du basculement du monde ?

Publiée le 08/02/2026

Voici trois ans, Hervé Juvin, alors député européen au Parlement européen, prononça devant le Cercle Eleuthéria une conférence sur l’Inde moderne. Je fus frappé par l’extraordinaire curiosité avec laquelle il avait plongé dans ce pays et l’avait appris dans sa profondeur ; plus frappé encore quand je découvris que ce Breton attiré par les grands voyages connaissait tout aussi profondément d’autres pays du monde, la Chine aussi bien que le Mozambique, puis d’autres pays encore, asiatiques ou africains - tout cela aussi bien pour nourrir ses ouvrages d'ordre philosophique (plusieurs sont publiés chez Gallimard sous les auspices de son ami Marcel Gauchet), que pour ses activité de conseil international. Il fréquente ainsi élites et gouvernements, leurs prodiguant des conseils, principalement en matière agricole, toujours inspirés par la connaissance intime des civilisations  - "par la peau" comme il aime à dire. Dans cette première conversation, il relate son enfance bretonne, son attrait pour le grand large, ses découvertes : on apprend qu’il ne faut pas traiter avec des dirigeants ou hommes d’affaires chinois comme on traite avec des Indiens, ou des Africains de l’Est, et par-dessus tout, combien de promesses recèle le monde, qui a basculé sous nos yeux, sans que nos contemporains ne s’en rendent compte, dans une distribution entièrement neuve de la puissance politique et économique à travers - de la puissance culturelle aussi, ce qui pourrait bien rebattre les cartes dans les décennies à venir. A coté de cet homme stupéfiant d’érudition et d’ouverture, combien minuscules paraissent nos "élites" europhiles (dont il a vu quelques échantillons au Parlement européen...) qui, enfermés dans la vieille gangue euro-atlantique, ne voient plus le monde et ses rivages neufs - ils ont perdu la "richesse des mondes"...