Les Conversations

Les Conversations - Général Jean-Bernard Pinatel : un parcours de combattant

Publiée le 05/03/2023

"La France ne peut se passer de la Russie si elle veut être une grande puissance économique".  Avec de telles réflexions, exprimées avec une rare liberté de ton que l’armée française n’a jamais tout à fait perdue, le général Jean-Bernard Pinatel, géostratège reconnu, ne pouvait que nous inciter à le mieux connaître. Plus jeune officier général de sa génération (il le fut à 48 ans), après avoir combattu en Algérie puis avoir participé, à la confluence de la physique et de la science militaire, à l’aventure atomique de la France, ce Basque d’une intrépidité remarquable a créé à 50 ans un cabinet de conseil aux entreprises, ce qui l'a conduit à de nouvelles aventures, et à des réflexions instruites par l’expérience sur bien des sujets - jusqu’à la diététique ! La dernière en date de ses initiatives est Géopragma, qu’il dirige avec Caroline Galactéros, l’un des rares instituts d’études internationales qui place l’intérêt national au centre de ses réflexions, échappant ainsi à l’américanisation des esprits qu’il vilipende en citant De Gaulle. Parcours d’un combattant en tout point exemplaire. 

Les Conversations de P-M Coûteaux n° 80 - Christian Combaz, un prophète très français (2ème partie)

Publiée le 22/03/2026

C’est une grande chance de connaitre Christian Combaz depuis des décennies, et je ne renonce pas à converser ici avec lui comme nous l’avons toujours fait. Si j’ai souhaité que les commentaires soient désactivés, c’est que, cette fois comme toujours, je n’ai guère envie de rompre le charme, même si je comprends que ceux qui attendent à toutes forces une sorte "d’interviou" sur le mode moderne soient déçus, comme serait sans doute déçu, et d’aventure hargneux, le client d’un salon de thé qui exigerait bière et choucroute, alors qu’il n’a qu’un thé, et quelques parfums de théière. Une conversation entre deux vieux amis n’a-t-elle pas aussi son charme - et, peut-être son utilité, si l’on veut bien dépasser ce que les échanges télévisés dûment préparés et balisés peuvent avoir parfois d’artificiel ? Ici nous réunit une fois de plus, de plein pied, le grand souci que nous avons partagé de longue date sur la France en butte à la colonisation culturelle "atlantique" que cet écrivain de bonne race a affrontée toute sa vie, sans jamais renoncer à rendre la France libre. De cette liberté profonde, l’ami Combaz garde les mannes et, même, en aperçoit les voies de renouveau - pas toujours rationnelles, mais d’autant plus réjouissantes que, je l’ai vérifié maintes fois, il a souvent raison avant tout le monde. On peut être français, de la glorieuse tendance franchouillarde, et être prophétique : ne boudons donc pas notre plaisir !