Passé Présent

Passé-Présent - Parmentier ou l'histoire de la pomme de terre

Publiée le 08/04/2026

La pomme de terre. Difficile d'imaginer nos assiettes sans elle. Frites, purée, gratin... elle est aujourd'hui l'un des aliments les plus consommés au monde. Et pourtant, il fut un temps pas si lointain, où ce tubercule venu des Andes était regardé avec méfiance, voire avec effroi. En France, au XVIIIème siècle, on l'accusait de transmettre la lèpre. Des parlements en interdisaient la culture. Les philosophes eux-mêmes la jugeaient indigne de figurer dans l'assiette des hommes.

Il a fallu un homme pour changer tout cela. Un homme de conviction, de science et d'une extraordinaire ténacité. Un pharmacien militaire originaire de Picardie, qui avait découvert les vertus de ce tubercule dans les geôles prussiennes pendant la guerre de Sept Ans, et qui allait consacrer sa vie entière à convaincre ses contemporains de le cultiver et de le manger.

Cet homme, c'est Antoine-Augustin Parmentier. Son nom est entré dans l'histoire - et dans nos recettes de cuisine. Mais derrière la légende du promoteur de la pomme de terre se cache un personnage bien plus complexe, bien plus riche : savant, humaniste, acteur de santé publique, homme des Lumières à part entière.

C'est ce portrait authentique et vivant que nous offre aujourd'hui Francis Bergeron, journaliste et historien, dans son ouvrage "Antoine-Augustin Parmentier, le bourru bienfaisant", paru aux éditions Déterna.

Passé-Présent avec Nicolas Delange - "Nos ancêtres les Gaulois", un mythe fondateur ?

Publiée le 02/09/2026

"Nos ancêtres les Gaulois" : la formule a fait sourire des générations d'écoliers, tant elle semblait n'évoquer que des barbares moustachus vivant de huttes et de sangliers, en attendant d'être civilisés par Rome. C'est l'image que l'école républicaine nous a transmise, et nous l'avons longtemps reçue sans la discuter. Or, depuis une trentaine d'années, l'archéologie a patiemment démoli ce tableau. Grâce aux fouilles préventives, aux nouvelles techniques de datation et a des disciplines qui n'existaient pas il y a un demi-siècle, ce qui remonte du sol dessine une tout autre civilisation : raffinée, techniquement en avance sur ses voisins, dotée d'un droit, d'institutions et de véritables contre-pouvoirs. Une révolution scientifique considérable, et pourtant passée presque inaperçue du grand public.

Pourquoi ce silence ?

Et surtout, que ferions-nous de cette redécouverte si nous décidions enfin de la prendre au sérieux ?

C'est précisément la question que pose notre invité, Nicolas Delange, dans un essai intitule "Découvrons-nous gaulois", sous-titré "Le mythe fondateur du peuple français".