Zooms

Zoom - Nicolas d'Estienne d'Orves : Signoret sans fard : le vrai portrait !

Publiée le 30/09/2025

Simone Signoret : monstre sacré ou sacré monstre ? Il y a 40 ans, disparaissait la comédienne. L’occasion de la sortie d’un film de Diane Kurys sur le couple Montand-Signoret et de la publication d’un très beau livre de Nicolas d’Estienne d’Orves : "Simone Signoret, histoire d’un amour".

L’écrivain a choisi de s’éloigner du modèle de la biographie traditionnelle pour adopter la forme d’un journal intime romancé, comme il l’avait déjà fait avec Arletty. Fidèle à son goût pour les personnalités indomptables, il revendique avec malice son attrait pour "les grandes emmerdeuses".

Figure majeure du cinéma d’après-guerre, rare Française couronnée d’un Oscar et intellectuelle engagée, l’actrice de "Casque d’or" apparaît ici sous un jour contrasté. Nicolas d’Estienne d’Orves explore les zones d’ombre d’une légende : marxiste de salon prête à suivre Montand en URSS un an après l’écrasement sanglant de Budapest par les chars soviétique, personnalité ombrageuse, parfois dure, voire inhumaine, épouse fascinée par un mari volage, violent, brutal, égoïste - un "sale type" assumé.

Nicolas d’Estienne d’Orves lève ainsi le voile sur la véritable personnalité de Simone Signoret, mélange de grandeur et de failles, de combats et de terribles contradictions.

Zoom - Benjamin Chalus : Libre-échange et financiarisation détruisent les Savoir-faire

Publiée le 14/05/2026

Ancien chaudronnier-soudeur devenu consultant en métallurgie, Benjamin Chalus publie "La civilisation du geste - Quand le Savoir-faire façonne le destin des peuples" aux Éditions Heurésis. Pour lui, le savoir-faire ne désigne pas seulement une compétence technique : il constitue un lien profond entre la main et l’esprit, entre le geste et la pensée, entre l’Homme et le monde qu’il façonne. Dans cet entretien, Benjamin Chalus analyse la disparition progressive des métiers producteurs, l’effacement de la transmission, la financiarisation de l’économie et la transformation du travail en activité abstraite et désincarnée.

Pourquoi la modernité réduit-elle l’économie à des contrats et à des flux ?

Comment le culte de la rentabilité a-t-il fragilisé l’industrie et les savoir-faire ?

Pourquoi l’Homme contemporain semble-t-il séparé de son œuvre ?

Et quelle place restera-t-il au travail humain face à l’automatisation et à l'IA ?

Une réflexion profonde sur le travail, la transmission, la technique, l’industrie et le destin civilisationnel des peuples.