Passé Présent
Le Nouveau Passé-Présent avec Boris Laurent - L'Armée russe, des tsars à Poutine
Peu d’armées dans l’Histoire ont suscité autant de craintes. L’Armée russe fut l’incarnation d’un régime totalitaire, un outil exceptionnel de conquête et de contrôle, une machine de guerre d’une terrible efficacité. En à peine plus de 100 ans d’existence, elle a eu plusieurs vies : l’armée de la révolution sous l’égide de Trotski, née sur les cendres de l’armée impériale ; les grandes purges de l’entre-deux-guerres, folie stalinienne qui a assassiné les plus brillants des cerveaux russes ; le conflit germano-soviétique de 1941 à 1945 qui a précipité l’Armée rouge au bord du gouffre ; la renaissance extraordinaire, la résilience, l’adaptation puis le triomphe sur le champ de bataille, à Stalingrad, Koursk, Berlin. Il y eut par la suite l’armée soviétique qui a fait trembler le monde durant la Guerre froide puis, l’armée russe, celle de la chute du Mur, en 1991, chaotique, misérable, enlisée en Tchétchénie. Enfin, celle de Vladimir Poutine, à partir des années 2000, rénovée, réorganisée, et qui joue aujourd’hui un rôle important dans le nouvel ordre mondial en replaçant la Russie sur l’échiquier des relations internationales.
Histoire et analyse avec Boris Laurent, historien spécialiste en histoire des relations internationales et en histoire militaire, auteur de "L'Histoire de l'armée russe, des tsars à Poutine" paru chez Nouveau Monde.
Passé Présent - Comment Staline a trahi les Républicains espagnols
Juillet 1936. L’Espagne s’enfonce dans la guerre civile. Pendant trois ans, le monde entier va regarder ce pays s’embraser, convaincu d’assister à un combat entre la démocratie et le fascisme. Mais la réalité est tout autre, il se passe autre chose en Espagne – que l’historiographie a longtemps occulté.
Derrière les gouvernements du Front populaire, une puissance étrangère prend progressivement le contrôle de tout : les finances, l’armée, la police. Cette puissance, c’est l’URSS de Staline. Ses agents du NKVD opèrent sur le sol espagnol avec leurs propres prisons secrètes, hors de tout contrôle républicain. Et pendant que la guerre contre Franco continue, une autre guerre se déroule en même temps, à l’intérieur même du camp révolutionnaire – les communistes staliniens en train d’éliminer méthodiquement leurs propres alliés : anarchistes ou socialistes.
C’est ce que démontre l'invité de Passé/Présent, Michel Festivi dans l’un de ces derniers livres intitulé « Les griffes de Staline sur l’Espagne républicaine », paru aux éditions Dualpha.
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