Passé Présent
Le Nouveau Passé-Présent avec Boris Laurent - L'Armée russe, des tsars à Poutine
Peu d’armées dans l’Histoire ont suscité autant de craintes. L’Armée russe fut l’incarnation d’un régime totalitaire, un outil exceptionnel de conquête et de contrôle, une machine de guerre d’une terrible efficacité. En à peine plus de 100 ans d’existence, elle a eu plusieurs vies : l’armée de la révolution sous l’égide de Trotski, née sur les cendres de l’armée impériale ; les grandes purges de l’entre-deux-guerres, folie stalinienne qui a assassiné les plus brillants des cerveaux russes ; le conflit germano-soviétique de 1941 à 1945 qui a précipité l’Armée rouge au bord du gouffre ; la renaissance extraordinaire, la résilience, l’adaptation puis le triomphe sur le champ de bataille, à Stalingrad, Koursk, Berlin. Il y eut par la suite l’armée soviétique qui a fait trembler le monde durant la Guerre froide puis, l’armée russe, celle de la chute du Mur, en 1991, chaotique, misérable, enlisée en Tchétchénie. Enfin, celle de Vladimir Poutine, à partir des années 2000, rénovée, réorganisée, et qui joue aujourd’hui un rôle important dans le nouvel ordre mondial en replaçant la Russie sur l’échiquier des relations internationales.
Histoire et analyse avec Boris Laurent, historien spécialiste en histoire des relations internationales et en histoire militaire, auteur de "L'Histoire de l'armée russe, des tsars à Poutine" paru chez Nouveau Monde.
Passé-Présent avec Bertrand de Ramondy - Jacques II : et si la "Glorieuse Révolution" n'était qu'un coup d'Etat ?
Le 5 novembre 1688, une flotte hollandaise de deux cents navires longe les côtes anglaises. À sa tête : Guillaume d'Orange, prince des Provinces-Unies. Il n'est pas venu en conquérant. Il a été invité - par sept lords protestants anglais - à prendre la couronne d'un roi en exercice. Ce roi, c'est Jacques II d'Angleterre. Stuart. Catholique. Fils d'un roi décapité. En quelques semaines, sans bataille décisive, il perd tout : son armée, ses généraux, ses fils, son trône. Et il fuit - vers la France, vers Louis XIV, vers l'exil.
L'histoire a retenu l'événement sous le nom de Glorieuse Révolution. Un triomphe de la liberté et du parlementarisme, dit-on. Bertrand de Ramondy, lui, y voit autre chose : un coup de force dynastique, orchestré de l'intérieur, contre un roi dont le seul crime était sa foi. Son livre, "Jacques II d'Angleterre, la tragédie d'un Stuart", paru chez Godefroy de Bouillon, est une contre-lecture assumée de l'un des tournants les plus mal connus de l'histoire britannique.
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