Passé Présent
Le Nouveau Passé-Présent avec Boris Laurent - L'Armée russe, des tsars à Poutine
Peu d’armées dans l’Histoire ont suscité autant de craintes. L’Armée russe fut l’incarnation d’un régime totalitaire, un outil exceptionnel de conquête et de contrôle, une machine de guerre d’une terrible efficacité. En à peine plus de 100 ans d’existence, elle a eu plusieurs vies : l’armée de la révolution sous l’égide de Trotski, née sur les cendres de l’armée impériale ; les grandes purges de l’entre-deux-guerres, folie stalinienne qui a assassiné les plus brillants des cerveaux russes ; le conflit germano-soviétique de 1941 à 1945 qui a précipité l’Armée rouge au bord du gouffre ; la renaissance extraordinaire, la résilience, l’adaptation puis le triomphe sur le champ de bataille, à Stalingrad, Koursk, Berlin. Il y eut par la suite l’armée soviétique qui a fait trembler le monde durant la Guerre froide puis, l’armée russe, celle de la chute du Mur, en 1991, chaotique, misérable, enlisée en Tchétchénie. Enfin, celle de Vladimir Poutine, à partir des années 2000, rénovée, réorganisée, et qui joue aujourd’hui un rôle important dans le nouvel ordre mondial en replaçant la Russie sur l’échiquier des relations internationales.
Histoire et analyse avec Boris Laurent, historien spécialiste en histoire des relations internationales et en histoire militaire, auteur de "L'Histoire de l'armée russe, des tsars à Poutine" paru chez Nouveau Monde.
Passé Présent avec Philippe Capron - Guerre Iran-USA : L’actualité dans le miroir de l’histoire
Tensions croissantes au Moyen-Orient, frappes ciblées, menaces sur le trafic maritime, bras de fer stratégique entre Washington et Téhéran : la confrontation entre les Etats-Unis et l’Iran ravive le spectre d’un affrontement majeur, aux conséquences potentiellement globales. Mais cette guerre, en apparence nouvelle, l’est-elle vraiment ? Car derrière l’actualité immédiate se dessinent des logiques bien connues : un droit international contesté et sans véritable arbitre, des sanctions économiques aux effets souvent limités, et des stratégies asymétriques où les adversaires ne poursuivent ni les mêmes objectifs, ni la même forme de guerre.
D’un côté, la puissance militaire américaine et sa capacité de frappe technologique. De l’autre, une stratégie indirecte, qui joue sur la durée, sur la pression régionale et sur les opinions publiques. Une opposition qui rappelle que, dans l’histoire, la supériorité militaire ne suffit pas toujours à emporter la décision. Se pose aussi la question des moyens : les bombardements peuvent-ils, à eux seuls, faire plier un régime ? Et celle des fins : que signifie réellement “gagner” une guerre, lorsque les objectifs évoluent au fil du conflit ? Enfin, en toile de fond, demeurent des enjeux structurants : le pétrole, les équilibres régionaux, la prolifération nucléaire — et cette leçon récurrente de l’histoire, selon laquelle une guerre engagée est toujours plus facile à commencer qu’à conclure.
Pour répondre à ces questions "Passé-Présent" reçoit Philippe Capron, auteur du "Dictionnaire impertinent de la guerre" paru chez Pierre de Taillac.
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