Passé Présent
Le Nouveau Passé-Présent avec Boris Laurent - L'Armée russe, des tsars à Poutine
Peu d’armées dans l’Histoire ont suscité autant de craintes. L’Armée russe fut l’incarnation d’un régime totalitaire, un outil exceptionnel de conquête et de contrôle, une machine de guerre d’une terrible efficacité. En à peine plus de 100 ans d’existence, elle a eu plusieurs vies : l’armée de la révolution sous l’égide de Trotski, née sur les cendres de l’armée impériale ; les grandes purges de l’entre-deux-guerres, folie stalinienne qui a assassiné les plus brillants des cerveaux russes ; le conflit germano-soviétique de 1941 à 1945 qui a précipité l’Armée rouge au bord du gouffre ; la renaissance extraordinaire, la résilience, l’adaptation puis le triomphe sur le champ de bataille, à Stalingrad, Koursk, Berlin. Il y eut par la suite l’armée soviétique qui a fait trembler le monde durant la Guerre froide puis, l’armée russe, celle de la chute du Mur, en 1991, chaotique, misérable, enlisée en Tchétchénie. Enfin, celle de Vladimir Poutine, à partir des années 2000, rénovée, réorganisée, et qui joue aujourd’hui un rôle important dans le nouvel ordre mondial en replaçant la Russie sur l’échiquier des relations internationales.
Histoire et analyse avec Boris Laurent, historien spécialiste en histoire des relations internationales et en histoire militaire, auteur de "L'Histoire de l'armée russe, des tsars à Poutine" paru chez Nouveau Monde.
Passé-Présent avec Nicolas Delange - "Nos ancêtres les Gaulois", un mythe fondateur ?
"Nos ancêtres les Gaulois" : la formule a fait sourire des générations d'écoliers, tant elle semblait n'évoquer que des barbares moustachus vivant de huttes et de sangliers, en attendant d'être civilisés par Rome. C'est l'image que l'école républicaine nous a transmise, et nous l'avons longtemps reçue sans la discuter. Or, depuis une trentaine d'années, l'archéologie a patiemment démoli ce tableau. Grâce aux fouilles préventives, aux nouvelles techniques de datation et a des disciplines qui n'existaient pas il y a un demi-siècle, ce qui remonte du sol dessine une tout autre civilisation : raffinée, techniquement en avance sur ses voisins, dotée d'un droit, d'institutions et de véritables contre-pouvoirs. Une révolution scientifique considérable, et pourtant passée presque inaperçue du grand public.
Pourquoi ce silence ?
Et surtout, que ferions-nous de cette redécouverte si nous décidions enfin de la prendre au sérieux ?
C'est précisément la question que pose notre invité, Nicolas Delange, dans un essai intitule "Découvrons-nous gaulois", sous-titré "Le mythe fondateur du peuple français".
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