Passé Présent
Le Nouveau Passé-Présent avec Laurent Schang - Le baron Ungern, entre vérité et légende
Dernier général des armées blanches combattant les bolcheviques, fusillé à 35 ans, le baron Ungern est un personnage exceptionnel qui vécut une vie d'aventures. Héros de la Première Guerre mondiale, il parcourra la Mandchourie, la Chine, et se mariera avec une princesse chinoise. Sa Division Asiatique de Cavalerie sera la dernière armée à se battre contre les troupes communistes. Il rêvait de créer une Asie unifiée qui serait en mesure de lutter contre une Europe qu'il jugeait décadente. Il libéra la Mongolie occupée par les troupes chinoises en 1921 et s'empressa de remettre sur le trône le Koutouktou, l'équivalent mongol du Dalaï-Lama. Cependant, en ce qui concerne la personnalité du baron Ungern, la légende a souvent remplacé la vérité historique. On a affirmé qu'il était un être cruel, un fou paranoïaque et sanglant, on lui a attribué une pensée proche du paganisme. En fait, ce n'était pas le baron Ungern qui était fou et sanglant, mais l'époque dans laquelle il vivait. Le baron apparaît, au contraire, comme un individu d'une rare droiture, dénué d'ambitions personnelles, sincère, modéré dans ses actions, cultivé et beaucoup plus humain qu'il ne semble.
Passé-Présent avec Eric Anceau - Léon Gambetta, le père de la République
Faites l'expérience un jour : comptez, dans votre ville, les rues et les places qui portent le nom de Gambetta. Vous en trouverez presque partout. Léon Gambetta figure encore aujourd'hui dans le top dix des personnalités les plus honorées par nos plaques de rues, juste derrière De Gaulle, Pasteur, Victor Hugo, Jean Jaurès et Jean Moulin. Et pourtant, demandez autour de vous qui il était vraiment : le plus souvent, c'est le silence. Ce fils d'immigré italien, épicier à Cahors, borgne depuis l'enfance, devient pourtant l'homme du 4 septembre 1870 : celui qui proclame la République, quitte Paris assiégé en ballon pour organiser la résistance, puis passe dix ans à imposer ce régime que la France ne voulait pas franchement. Il meurt à quarante-trois ans, d'un accident aussi absurde que sa vie fut flamboyante. Comment expliquer un tel oubli ? C'est la question du livre que l'historien Éric Anceau vient nous présenter : "Gambetta, fondateur de la République", publié aux Presses universitaires de France.
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