Passé Présent

Passé-Présent avec Christophe Carichon - Le Levant 1941 : la fracture française

Publiée le 01/04/2026

Juin 1940. Tandis que la France s'effondre, que l'armistice est signé, que commence l'Occupation, une autre guerre commence au Levant. Une guerre que l'on a occultée, que l'on a préféré oublier. Une guerre français contre français. Syrie, Liban : ces territoires sous mandat français depuis 1920 deviennent le théâtre d'affrontements d'une violence fratricides. En juin-juillet 1941, Français libres contre vichystes s'entre-tuent sur les pentes du djebel et dans les rues de Damas. Des hommes qui ont fait Saint-Cyr ensemble, qui ont combattu côte à côte au Maroc, se retrouvent face à face, arme au poing. Mers-el-Kébir, Dakar, la Syrie : jamais depuis 1815 des Français ne s’étaient battus contre des Français. Et pourtant, cette page d'histoire reste largement méconnue.

Dans cette tourmente, des hommes ont dû choisir. Choisir entre la légalité et la légitimité. Entre l'obéissance au gouvernement de Vichy et la fidélité à une certaine idée de la France. Un choix déchirant qui engageait leur honneur, leur vie, et celle de leurs hommes.

L'un d'eux s'appelait Harry de Villoutreys. Officier de cavalerie, issu de la noblesse angevine, il fut l'un des tout premiers Français libres. Son histoire éclaire cette guerre oubliée du Levant, ses combats fratricides, et aussi les prémices du nationalisme arabe qui ensanglante aujourd'hui encore le Proche-Orient. Pour nous raconter ce destin exceptionnel et cette histoire occultée, "Passé-Présent" reçoit Christophe Carichon, auteur de "Harry de Villoutreys, le Compagnon du Levant", paru chez Via Romana.

Passé-Présent avec Odile de Lacoste Lareymondie - Quand la Martinique se révolte contre la Révolution !

Publiée le 10/06/2026

En 1793, pendant que la Révolution guillotinait à Paris et que la Vendée brûlait, une autre résistance s'organisait – à six mille kilomètres de la métropole, dans une colonie que Paris croyait acquise. Des planteurs, leurs esclaves, des hommes de couleur libres. Ensemble, contre les commissaires de la Convention, contre le tribunal révolutionnaire qu'on installait déjà sur la place principale de Fort Royal. Ils ont tenu des mois, gagné des batailles, et contraint Rochambeau lui-même – fils du héros de la guerre d'indépendance américaine – à capituler après quarante-trois jours de siège. La Martinique n'a pas connu la Terreur. Les familles sont restées sur leurs terres, l'île a traversé le XIXe siècle avec une continuité sociale que la Guadeloupe voisine, dévastée par Victor Hugues, n'a jamais retrouvée. Cette histoire, l'historiographie officielle ne la raconte pas. Pour raconter cette page d'histoire méconnue "Passé-Présent" reçoit Odile de Lacoste Lareymondie pour son ouvrage "La Vendée créole" paru chez Via Romana.