Zooms
Zoom - Hervé Moreau : L’honneur d’un capitaine au service de la France
Il est sans doute le gendarme le plus puni et sanctionné de France, coupable d’avoir rompu le silence imposé par le devoir de réserve. Aujourd’hui, Hervé Moreau revient sur le devant de la scène avec un livre-témoignage écrit sabre au clair : "L’honneur d’un capitaine – Une vie au service de la France".
Dans cet ouvrage autobiographique, l’ancien officier retrace la réalité d'un parcours militaire exemplaire rempli d’épreuves, des bancs de Saint-Cyr aux responsabilités d’officier de gendarmerie. Un itinéraire semé d’embûches, de désillusions et de trahisons, mais aussi d’engagements et de réussites. Hervé Moreau se décrit souvent comme "un guerrier", fidèle à l’esprit du service et à l’honneur du drapeau. Page après page, il livre un réquisitoire implacable contre son institution. Sans détour, il dénonce une gendarmerie gangrenée par la bureaucratie et la médiocrité : "La gendarmerie est devenue tout bonnement insupportable à vivre et à fréquenter. Elle décourage les plus belles volontés. C’est une armée qui suinte l’hypocrisie et la lâcheté".
Hervé Moreau ne s’arrête pas là. Il accuse le commandement d’avoir failli face aux grandes crises contemporaines : les émeutes de 2005, la révolte des Gilets Jaunes, ou encore les violences urbaines et ethniques de 2023. "La gendarmerie n’était pas prête hier, elle ne l’est toujours pas aujourd’hui", assène-t-il.
Un témoignage lucide et courageux, celui d’un officier aux illusions brisées, mais resté fidèle à l’idée qu’il se fait de la France et du devoir.
Zoom - Benjamin Chalus : Libre-échange et financiarisation détruisent les Savoir-faire
Ancien chaudronnier-soudeur devenu consultant en métallurgie, Benjamin Chalus publie "La civilisation du geste - Quand le Savoir-faire façonne le destin des peuples" aux Éditions Heurésis. Pour lui, le savoir-faire ne désigne pas seulement une compétence technique : il constitue un lien profond entre la main et l’esprit, entre le geste et la pensée, entre l’Homme et le monde qu’il façonne. Dans cet entretien, Benjamin Chalus analyse la disparition progressive des métiers producteurs, l’effacement de la transmission, la financiarisation de l’économie et la transformation du travail en activité abstraite et désincarnée.
Pourquoi la modernité réduit-elle l’économie à des contrats et à des flux ?
Comment le culte de la rentabilité a-t-il fragilisé l’industrie et les savoir-faire ?
Pourquoi l’Homme contemporain semble-t-il séparé de son œuvre ?
Et quelle place restera-t-il au travail humain face à l’automatisation et à l'IA ?
Une réflexion profonde sur le travail, la transmission, la technique, l’industrie et le destin civilisationnel des peuples.
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