Les Conversations

Les Conversations de Paul-Marie Coûteaux n°65 - François Martin : Le grand rôle de la France dans le monde multipolaire

Publiée le 08/06/2025

Après 80 conversations environ, c’est la première fois que je tutoie mon invité. A cela une bonne raison : plus encore qu’un ami, François Martin est un indispensable complice, grâce auquel j’ai lancé Le Nouveau Conservateur, que nous développons depuis 2020, notamment grâce à ses chroniques de politique étrangère - remarquables et remarquées : depuis lors, il a publié deux livres majeurs "Ukraine, un Basculement du Monde" et "Le Temps des Fractures" (ed. JC Godefroy).  Il a saisi au vol les conséquences des guerres d’Ukraine et de Gaza, qui font basculer peu à peu un Occident de plus en plus divisé, y compris contre lui-même, à la périphérie d’un monde qui s’émancipe de ses tutelles et se développe à vive allure, dessinant devant nous un monde entièrement neuf, multipolaire, dangereux en lui-même mais dans lequel la primauté du commerce international  (dont il est un praticien et un spécialiste dans le domaine agro-alimentaire), et le primat de la guerre culturelle (et spirituelle) à l’échelle mondiale peut redonner à la France un rôle de premier plan - si du moins ses futures élites savent le penser et la comprendre. C’est dire la gravité de cette conversation : si nous divergeons sur plusieurs points (sur Trump, nous ne sommes certes pas d’accord !), nous esquissons ici un renouvellement complet de ce que, en nous inspirant de l’épopée gaulliste, pourrait être dans ce nouveau monde une grande politique de la France.

Les Conversations de Paul-Marie Coûteaux avec Lorrain de Saint Affrique (1ère partie) - Le vrai visage de Jean-marie Le Pen

Publiée le 28/06/2026

Né dans une vieille famille du Rouergue au sein de la haute société protestante, Lorrain de Saint Affrique incarne l’aristocrate d’autrefois : sens aigu de la liberté, immense culture et savoir-vivre à la française. Après un début de carrière auprès de Valéry Giscard d’Estaing et Bernard Rideau à l’Élysée en 1974, cet esprit libre refuse la soumission euro-atlantiste. Le destin le conduit vers Jean-Marie Le Pen. Par un véritable coup de foudre, il place son talent au service du président du Front National et devient, pendant des décennies, son plus proche collaborateur – le dernier compagnon du Menhir.

Cette première conversation nous entraîne jusqu’à l’épisode du "détail" et aux années qui suivirent. Un parcours qui révèle un désintéressement, une lucidité et une liberté de ton rares, marque d’un esprit aristocratique aujourd’hui disparu.