Zooms
Zoom - Camille Pascal - 1718 ou 2022 : une atmosphère inflammable
Ecrivain couronné du grand prix de l’Académie Française, Camille Pascal est agrégé d’histoire et romancier. Après les succès de "L’été des quatre rois" et "La chambre des dupes", il publie "L’air était tout en feu". L’auteur a décidé de faire renaître le temps enflammé de la Régence de Louis XV. L’air politique est en feu : Philippe d’Orléans, neveu de Louis XIV, est régent depuis 3 ans. Le roi Louis XV n’a que 8 ans et les intrigues ou complots se multiplient pour abattre le Régent. L’heure est à la grande conspiration. En fin connaisseur du monde politique, Camille Pascal, qui a rédigé plusieurs discours pour Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy ou Jean Castex, ne peut s’empêcher, sur TVL, de rapprocher cette année 1718 de 2022 : la foule parisienne se soulève, les campagnes grondent, le Régent est honni, l’endettement est colossal et la planche à billets fonctionne à plein tubes. Et même si comparaison n’est pas raison, en 1718 comme en 2022, on pressent que tout peut s’embraser en un instant. A moins que Camille Pascal ait finalement raison quand il écrit : "le monde marchait sur la tête sans que cela paraisse offusquer les Français qui s’accommodaient de tout". Tout au long d'un roman historique magnifiquement écrit, Camille Pascal fait revivre avec virtuosité le temps troublant et haletant de la régence.
Zoom - Benjamin Chalus : Libre-échange et financiarisation détruisent les Savoir-faire
Ancien chaudronnier-soudeur devenu consultant en métallurgie, Benjamin Chalus publie "La civilisation du geste - Quand le Savoir-faire façonne le destin des peuples" aux Éditions Heurésis. Pour lui, le savoir-faire ne désigne pas seulement une compétence technique : il constitue un lien profond entre la main et l’esprit, entre le geste et la pensée, entre l’Homme et le monde qu’il façonne. Dans cet entretien, Benjamin Chalus analyse la disparition progressive des métiers producteurs, l’effacement de la transmission, la financiarisation de l’économie et la transformation du travail en activité abstraite et désincarnée.
Pourquoi la modernité réduit-elle l’économie à des contrats et à des flux ?
Comment le culte de la rentabilité a-t-il fragilisé l’industrie et les savoir-faire ?
Pourquoi l’Homme contemporain semble-t-il séparé de son œuvre ?
Et quelle place restera-t-il au travail humain face à l’automatisation et à l'IA ?
Une réflexion profonde sur le travail, la transmission, la technique, l’industrie et le destin civilisationnel des peuples.
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