Zooms

Zoom d'été - Michel Maffesoli - Crise des institutions : le sang va couler

Publiée le 09/08/2024

Je vous invite à (re)découvrir l'entretien que le professeur Michel Maffesoli a accordé à TVLibertés pour parler de son ouvrage "Essai sur la violence". Un entretien qui entre évidemment en résonnance avec les législatives 2024, sa violence médiatique et la division de l'Assemblée en trois ensembles. La violence risque bien de rejaillir dans l'hémicycle jusqu'à la formation d'un nouveau gouvernement qui devra composer pour éviter l'éclatement. Comment comprendre l'invariance de la violence dans l'histoire ? Comment expliquer son omniprésence dans la société ? Comment analyser la fascination qu'elle ne manque pas d'exercer sur les esprits ? Loin de verser dans une théorie simpliste de la violence, j'amène Michel Maffesoli à mettre en lumière les aspects structurels de ce fait social. Il est vrai que cette mystérieuse part d'ombre imprègne nos vies et nos débats, taraude nos passions et nos raisons. Mais peut-être une violence ritualisée, homéopathisée est-elle préférable à l'ennui mortifère d'une société aseptisée, génératrice d'explosions incontrôlées. Une analyse profonde et flamboyante.

Zoom - Diane de Bourguesdon : Prolophobie, un racisme systémique !

Publiée le 06/04/2026

Diane de Bourguesdon est consultante en stratégie et en communication, et développe en parallèle une réflexion critique sur les fractures sociales contemporaines. Elle écrit régulièrement dans les colonnes du Figaro et du JDD.

Avec "Les Indésirables - Prolophobie", elle signe son premier essai, consacré à un phénomène encore peu nommé mais largement perceptible : le mépris social et culturel envers les classes populaires. À travers une analyse incisive et dérangeante, elle met en lumière les mécanismes qui contribuent à disqualifier une partie du peuple : "La prolophobie est une réalité sociale structurante. Ce n’est pas un phénomène marginal mais central. On construit le peuple des indésirables et des invisibles, voué à l’extinction à bas bruit".

L’auteur s’attache à montrer que ce mépris n’est pas toujours explicite, mais qu’il s’exprime souvent de manière diffuse, à travers le langage, les représentations et les normes sociales dominantes et soumises au wokisme. L’ouvrage interroge ainsi la place accordée aujourd’hui aux classes populaires dans le débat public et dans l’imaginaire collectif.

En donnant à voir cette fracture, Diane de Bourguesdon propose une lecture à la fois sociale et politique de la société française contemporaine, bloquée entre des élites déconnectées et les promoteurs et autres collabos de la "Nouvelle France".