Zooms

Zoom d'été - Michel Maffesoli - Crise des institutions : le sang va couler

Publiée le 09/08/2024

Je vous invite à (re)découvrir l'entretien que le professeur Michel Maffesoli a accordé à TVLibertés pour parler de son ouvrage "Essai sur la violence". Un entretien qui entre évidemment en résonnance avec les législatives 2024, sa violence médiatique et la division de l'Assemblée en trois ensembles. La violence risque bien de rejaillir dans l'hémicycle jusqu'à la formation d'un nouveau gouvernement qui devra composer pour éviter l'éclatement. Comment comprendre l'invariance de la violence dans l'histoire ? Comment expliquer son omniprésence dans la société ? Comment analyser la fascination qu'elle ne manque pas d'exercer sur les esprits ? Loin de verser dans une théorie simpliste de la violence, j'amène Michel Maffesoli à mettre en lumière les aspects structurels de ce fait social. Il est vrai que cette mystérieuse part d'ombre imprègne nos vies et nos débats, taraude nos passions et nos raisons. Mais peut-être une violence ritualisée, homéopathisée est-elle préférable à l'ennui mortifère d'une société aseptisée, génératrice d'explosions incontrôlées. Une analyse profonde et flamboyante.

Zoom - Maximilien Friche : Maurice G. Dantec, génie oublié ou oubli organisé ?

Publiée le 20/04/2026

Les "Cahiers de la marge", dirigés par Maximilien Friche, s’imposent comme un acte rare dans le paysage littéraire : un geste de mémoire, presque de résistance. Après André Suarès, ils rendent hommage à Maurice G. Dantec, dix ans après sa disparition. Un écrivain majeur pour certains, devenu presque invisible pour d’autres.

Ici, pas d’analyse froide ni de discours académique. Mais une mosaïque de textes vivants : témoignages, récits, hommages, éclats. Tous portés par une même conviction : Dantec n’était pas un auteur comme les autres. Son œuvre, prolifique et inclassable, a marqué en profondeur ses lecteurs. Sa pensée, radicale et visionnaire, continue de déranger. Ce Cahier fait le pari qu’il faut relire Dantec aujourd’hui, peut-être plus que jamais. Et qu’à travers lui, c’est notre époque elle-même qui se révèle.