Zooms
Zoom - Daniel Habrekorn : Le Bataclan, une salle mythique qui a vécu l’horreur
Daniel Habrekorn a été un des propriétaires emblématiques de la salle de spectacle mythique du Bataclan à Paris et le maitre d’œuvre de sa réhabilitation historique. Daniel Habrekorn, qui est par ailleurs poète et écrivain, raconte dans un ouvrage étincelant la longue histoire de ce monument du spectacle de variétés et de cinéma de 1865 à nos jours. A l’aide de centaines de documents et illustrations, l’auteur nous fait revivre l’histoire de ce lieu avec sa multitude de transformations, de vedettes et d’artistes de Buffalo Bill à Colette, de Mayol à Raimu, de Maurice Chevallier à The Cure en passant par Mistinguett, Prince ou Genesis.
Daniel Habrekorn consacre un chapitre glaçant et terrifiant à l’attentat du 15 novembre qui va tuer 90 spectateurs et faire des centaines de blessés. Apportant un témoignage personnel important, l’auteur écrit : "Je me souviens, en étant sur les lieux le 14 au matin, que j’ai eu l’impression d’un courageux amateurisme. Une preuve ? A aucun moment pendant le temps du massacre, on a cru bon me demander les plans détaillés de la salle". Daniel Habrekorn évoque aussi le groupe The Eagles of Death Metal qui se produisait au moment de l’attentat et qui chantait : "Je roule un patin au Diable ", puis l’affaire crapuleuse des fausses victimes ou la provocation insoutenable du chanteur Médine. Quand l’histoire du Bataclan rejoint notre propre histoire…
Zoom - Benjamin Chalus : Libre-échange et financiarisation détruisent les Savoir-faire
Ancien chaudronnier-soudeur devenu consultant en métallurgie, Benjamin Chalus publie "La civilisation du geste - Quand le Savoir-faire façonne le destin des peuples" aux Éditions Heurésis. Pour lui, le savoir-faire ne désigne pas seulement une compétence technique : il constitue un lien profond entre la main et l’esprit, entre le geste et la pensée, entre l’Homme et le monde qu’il façonne. Dans cet entretien, Benjamin Chalus analyse la disparition progressive des métiers producteurs, l’effacement de la transmission, la financiarisation de l’économie et la transformation du travail en activité abstraite et désincarnée.
Pourquoi la modernité réduit-elle l’économie à des contrats et à des flux ?
Comment le culte de la rentabilité a-t-il fragilisé l’industrie et les savoir-faire ?
Pourquoi l’Homme contemporain semble-t-il séparé de son œuvre ?
Et quelle place restera-t-il au travail humain face à l’automatisation et à l'IA ?
Une réflexion profonde sur le travail, la transmission, la technique, l’industrie et le destin civilisationnel des peuples.
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