Zooms

Zoom - Doron Levy : Nous vivons l’ubérisation de la prise d’otage !

Publiée le 29/11/2022

Otage ? Face à la nouvelle industrie de l’enlèvement, nul ne peut affirmer aujourd’hui qu’il ne le sera pas demain… Expert en sureté et protection des entreprises, chargé de cours dans plusieurs facultés françaises, Doron Levy publie : "Crises d’otages". L’auteur explique d’emblée que l’ouvrage est né de sa réflexion au moment du confinement, période qui a provoqué une privation des libertés et le sentiment, pour ne nombreux français, d’être pris en otages. Mais au-delà de ces faits, Doron Levy nous offre une plongée saisissante dans l’univers des otages et de leurs bourreaux. L’évocation historique nous mène du statut de captif dans l’Antiquité au 3kidnapping business3 et 3l’ubérisation de l’otage". L’auteur démontre aussi que, plus que toute autre crise, les prises d’otages nécessitent, pour ceux qui sont amenés à les vivre ou à les gérer, d’oublier tous les schémas préconçus. Quelle logique anime les différents protagonistes ? Comment se prémunir d’une telle situation ? Y faire face ? A bien des égards, "Crises d’otages" se présente comme un véritable guide de survie où affleure l’espoir et où l’on conserve à l’esprit cette phrase de l’ancien otage Jean-Louis Normandin : "Il y a une tendance à voir en l’otage une victime, alors que c’est aussi celui qui avance, qui se bat. C’est un résistant".

Zoom - Benjamin Chalus : Libre-échange et financiarisation détruisent les Savoir-faire

Publiée le 14/05/2026

Ancien chaudronnier-soudeur devenu consultant en métallurgie, Benjamin Chalus publie "La civilisation du geste - Quand le Savoir-faire façonne le destin des peuples" aux Éditions Heurésis. Pour lui, le savoir-faire ne désigne pas seulement une compétence technique : il constitue un lien profond entre la main et l’esprit, entre le geste et la pensée, entre l’Homme et le monde qu’il façonne. Dans cet entretien, Benjamin Chalus analyse la disparition progressive des métiers producteurs, l’effacement de la transmission, la financiarisation de l’économie et la transformation du travail en activité abstraite et désincarnée.

Pourquoi la modernité réduit-elle l’économie à des contrats et à des flux ?

Comment le culte de la rentabilité a-t-il fragilisé l’industrie et les savoir-faire ?

Pourquoi l’Homme contemporain semble-t-il séparé de son œuvre ?

Et quelle place restera-t-il au travail humain face à l’automatisation et à l'IA ?

Une réflexion profonde sur le travail, la transmission, la technique, l’industrie et le destin civilisationnel des peuples.