Zooms
Zoom - Eric Branca : Après guerre, le temps de la confusion et des impostures
Historien et journaliste, Eric Branca vient de publier un ouvrage en forme de chronique indiscrète de la France d’après-guerre (1944-1954) : "La République des imposteurs". La IVème République constitue pour notre pays l’une des périodes les plus folles de l’histoire contemporaine. Et pourtant, cet ancien monde est très négligé par l’historiographie actuelle.
Comme le Directoire après la Terreur, ces dix années virent d’immenses fortunes s’édifier sur le crime et la corruption. Des carrières fulgurantes se bâtirent sur l’imposture avant de s’effondrer dans la honte. Et même d’anciens collaborateurs parvinrent au sommet de la hiérarchie judiciaire… grâce aux procès de l’Epuration.
A tous les étages de la société, le travestissement, le mensonge, la dissimulation deviennent alors les artifices communs pour s’adapter aux temps nouveaux. A l’heure où la défiance revient en force dans le débat public et où l’accusation de mensonge est celle que les Français lancent le plus volontiers au visage des "puissants" qui nous gouvernent, ressusciter cette étrange période s’imposait. Eric Branca y parvient avec son sérieux et son expertise habituelles. Quand la IVème République rappelle la Vème finissante….
Zoom - Benjamin Chalus : Libre-échange et financiarisation détruisent les Savoir-faire
Ancien chaudronnier-soudeur devenu consultant en métallurgie, Benjamin Chalus publie "La civilisation du geste - Quand le Savoir-faire façonne le destin des peuples" aux Éditions Heurésis. Pour lui, le savoir-faire ne désigne pas seulement une compétence technique : il constitue un lien profond entre la main et l’esprit, entre le geste et la pensée, entre l’Homme et le monde qu’il façonne. Dans cet entretien, Benjamin Chalus analyse la disparition progressive des métiers producteurs, l’effacement de la transmission, la financiarisation de l’économie et la transformation du travail en activité abstraite et désincarnée.
Pourquoi la modernité réduit-elle l’économie à des contrats et à des flux ?
Comment le culte de la rentabilité a-t-il fragilisé l’industrie et les savoir-faire ?
Pourquoi l’Homme contemporain semble-t-il séparé de son œuvre ?
Et quelle place restera-t-il au travail humain face à l’automatisation et à l'IA ?
Une réflexion profonde sur le travail, la transmission, la technique, l’industrie et le destin civilisationnel des peuples.
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