Zooms

Zoom - Jean-Paul Brighelli : "Je suis craint, j’ai les idées trop carrées !"

Publiée le 04/07/2024

Essayiste marseillais, agrégé de Lettres, Jean-Paul Brighelli est l’auteur du livre à succès "La fabrique des crétins". Pourfendeur du wokisme et de l’islamisme radical dans le monde de l’éducation, il répond aux questions de TVL sur cet engagement. Pour lui, les choses sont simples : "Je suis craint parce que j’ai les idées trop carrées. Je prends des risques et je m’en fiche !".

Quittant la brûlante actualité politique, Jean-Paul Brighelli est venu présenter son nouveau roman historique "Soleil noir". Il nous projette au cœur du pays languedocien, en 1685. Fondé sur des faits authentiques, il se situe à l’époque de la révocation de l’Edit de Nantes et nous plonge dans les premières dragonnades contre les protestants. Un jeune seigneur d’un village martyr décide de chercher à Versailles le bras qui a tué et ordonné le massacre -le marquis de Souvré- et la tête qui pense -le roi Louis XIV. Dans sa quête de vengeance, il est accompagné d’un personnage important du roman : le docteur Balthus, un érudit qui porte avec lui les progrès de la science et de la médecine. "Soleil noir", un roman pour l'été !

Zoom - Jean-Yves Leandri : Colonisation française : les bienfaits interdits d’histoire ?

Publiée le 21/09/2026

Et si la colonisation française ne se résumait pas au seul récit conformiste et autorisé de la domination, de la violence et de l’exploitation ? Et si elle avait aussi laissé des routes, des écoles, des hôpitaux, des infrastructures, mais surtout des rencontres et des fidélités que notre époque peine à regarder ? C’est cette mémoire oubliée que Jean-Yves Leandri veut faire revivre dans un livre attachant et émouvant "Lorsque la France était là-bas".

Né en Algérie et élevé entre l’Afrique et Madagascar, il raconte ce qu’il a vu et vécu, loin des procès rétrospectifs et des discours officiels. Son livre ne cache pas les injustices et les difficultés inhérentes au système colonial : il conteste en revanche l’idée qu’elles suffiraient à en raconter toute l’histoires de la présence française en Afrique. En 2026, cette question reste explosive, particulièrement lorsqu’il s’agit de l’Algérie.

Plus de soixante ans après l’indépendance, la mémoire coloniale continue en effet de peser lourdement sur les relations entre Paris et Alger. Faut-il encore demander pardon, ou retrouver une histoire capable d'assumer toutes ses contradictions et de faire la liste des apports économiques, sociaux et culturels de la France dans cette partie du monde ?

La force de Jean-Yves Léandri est d’ouvrir avec délicatesse et modération un dossier que la France n’a jamais vraiment refermé.