Zooms
Zoom - Laurent Obertone : "Sois un attentat vivant contre la médiocrité"
Journaliste, polémiste et écrivain, Laurent Obertone, dans la droite ligne de son livre "Eloge de la force", sonne la charge avec "Guerre" aux Editions Magnus. Otage du cirque démocratique et médiatique, le Français moyen râle, consomme et renonce. Il se résigne à son destin confisqué par un ennemi que l’écrivain surnomme la Secte. Laurent Obertone s’adresse aux esprits forts, aux esprits libres et leur dit : "Relevez la tête, le réel est de retour. Il y a une issue".
Face à la Secte, entité prédatrice, sectaire et sentencieuse qui impose la domesticratie, l’auteur fournit un véritable manuel de survie, exaltant et radical. L’âme barbare au secours du civilisé. L’appel de la forêt, le sentier de la guerre, la fin de la domestication, la fierté retrouvée. Pour nous délivrer de la secte des enragés, il faut devenir de véritables hérétiques.
"Guerre" est un projet de puissance avec un seul mot d’ordre : "Sois un attentat vivant contre la médiocrité". Un entretien qui redonne le moral.
Zoom - Jean-Frédéric Poisson : Le projet néo-libéral, la dictature du Bien
Et si nous vivions déjà dans un régime d’encadrement des comportements… sans véritablement nous en rendre compte ? Pour évoquer ce sujet, TVL s’est entretenu avec Jean-Frédéric Poisson, à l’occasion de la parution de son ouvrage "La Dictature du Bien".
Homme politique mais philosophe de formation, il défend une thèse forte : nos démocraties sont engagées dans un glissement progressif vers une forme de “démocrature” - un système hybride où les apparences démocratiques subsistent, mais où la liberté réelle se trouve progressivement encadrée. En un mot : dictature camouflée et démocratie truquée règnent ! Pour l’auteur, le pouvoir ne s’impose plus frontalement : il devient diffus, moral, souvent invisible. Il évoque des mécanismes de simulacre démocratique, une concentration croissante du pouvoir exécutif, mais aussi des formes de contrôle plus subtiles. Les nouvelles technologies jouent évidemment un rôle clé, en permettant une surveillance fine mais réelle des comportements.
Jean-Frédéric Poisson introduit également le concept de "clanocratie", décrivant la captation des ressources publiques par des cercles de pouvoir restreints au seul détriment de la population.
Il avance enfin une idée plus dérangeante : “il n’y a pas de démocratie sans démocrates complices”. Dans cette perspective, il met en cause le rôle des médias, accusés d’avoir renoncé à leur fonction de contre-pouvoir pour devenir des complices voire des propagandistes de ce système de totalitarisme soft.
Il conclut : "Les néo-libéraux vous promettent la liberté, et vous vendent une cage" ! Jean-Frédéric Poisson offre, au-delà du diagnostic, les moyens de trouver la force d’un avenir commun. Ne nous laissons pas enfermer dans une cage !
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