Zooms
Zoom - Louis-Henri de La Rochefoucauld : Dans les arrière-cuisines de la presse et de l’édition
Encore auréolé du prestigieux Prix des Deux Magots pour son livre "Château de sable", Louis-Henri de La Rochefoucauld revient avec son dixième roman : "Les petits farceurs". Un roman salué par la presse qu’il ne manque pourtant pas d’étriller, grâce aux personnages du livre, dans un tableau très actuel des mœurs des médias et de l’édition : "Toute cette mascarade de sacripants et de sigisbées, de saligauds et de sagouins, mais c’était magnifique ! Toute cette bande de satrapes, de maquignons et de loubards m’incitaient à courir m’enfermer chez moi pour écrire ce que j’ai vu !". C’est ce que Louis-Henri de La Rochefoucauld fait avec talent en narrant l’histoire de Paul et Henri : lorsque Paul le provincial rencontre Henri Le Parisien, c’est l’amitié immédiate. Ils sont étudiants et s’imaginent des destins flamboyants. Devenu journaliste dilettante, Henri découvre les arrière-cuisines de la presse et de l’édition. Paul publie un roman ambitieux que personne ne lit. Malgré cet échec, un éditeur rompu à tous les coups lui propose d’écrire dans l’ombre les livre à succès des autres. Mais peut-on prêter sa plume sans vendre son âme ? Dans un Paris dont la cruauté pousse à la mélancolie et ou détachement, même l’amitié est mise à l’épreuve ; tout autant que l’amour, dernier carrefour des illusions. Paul et Henri s’étaient rêvés grands écrivains, ils ne seront jamais que des petits farceurs…
Zoom - Benjamin Chalus : Libre-échange et financiarisation détruisent les Savoir-faire
Ancien chaudronnier-soudeur devenu consultant en métallurgie, Benjamin Chalus publie "La civilisation du geste - Quand le Savoir-faire façonne le destin des peuples" aux Éditions Heurésis. Pour lui, le savoir-faire ne désigne pas seulement une compétence technique : il constitue un lien profond entre la main et l’esprit, entre le geste et la pensée, entre l’Homme et le monde qu’il façonne. Dans cet entretien, Benjamin Chalus analyse la disparition progressive des métiers producteurs, l’effacement de la transmission, la financiarisation de l’économie et la transformation du travail en activité abstraite et désincarnée.
Pourquoi la modernité réduit-elle l’économie à des contrats et à des flux ?
Comment le culte de la rentabilité a-t-il fragilisé l’industrie et les savoir-faire ?
Pourquoi l’Homme contemporain semble-t-il séparé de son œuvre ?
Et quelle place restera-t-il au travail humain face à l’automatisation et à l'IA ?
Une réflexion profonde sur le travail, la transmission, la technique, l’industrie et le destin civilisationnel des peuples.
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