Zooms
Zoom - Patrick Villiers : Traite négrière française : l'histoire d'après les archives
Ils s’appelaient la Licorne, la Marie-Séraphique, l’Olympe, l’Aurore, ou l’Artibonite. Ils naviguaient dans l’océan Indien ou l’Atlantique vers les Antilles pour rapporter en France, puis dans les ports européens, ces denrées coloniales dont la consommation était en plein essor dans les villes mais dans l’entrepont et sur le pont s’entassaient les cargaisons humaines indispensables pour produire ces nouvelles richesses. De 1595 à 1866, au moins 27 235 expéditions de navires négriers européens ont été lancées à travers l’Atlantique dont 3 343 faites par des navires français. Quelle était la réalité du navire négrier, comment s’organisait une campagne de traite, quels étaient les routes et les lieux de traite, quelle était la composition et l’importance de la cargaison de traite, pourquoi tant d’armes à échanger ?
Dans son ouvrage "Traite des noirs et navires négriers aux XVIIIème siècle - Journal de la Licorne de Bordeaux", Patrick Villiers, professeur émérite des universités en histoire maritime, cinq fois lauréats de l’Académie de Marine, se propose d’apporter quelques réponses en s’appuyant sur les documents d’archives.
Zoom - Benjamin Chalus : Libre-échange et financiarisation détruisent les Savoir-faire
Ancien chaudronnier-soudeur devenu consultant en métallurgie, Benjamin Chalus publie "La civilisation du geste - Quand le Savoir-faire façonne le destin des peuples" aux Éditions Heurésis. Pour lui, le savoir-faire ne désigne pas seulement une compétence technique : il constitue un lien profond entre la main et l’esprit, entre le geste et la pensée, entre l’Homme et le monde qu’il façonne. Dans cet entretien, Benjamin Chalus analyse la disparition progressive des métiers producteurs, l’effacement de la transmission, la financiarisation de l’économie et la transformation du travail en activité abstraite et désincarnée.
Pourquoi la modernité réduit-elle l’économie à des contrats et à des flux ?
Comment le culte de la rentabilité a-t-il fragilisé l’industrie et les savoir-faire ?
Pourquoi l’Homme contemporain semble-t-il séparé de son œuvre ?
Et quelle place restera-t-il au travail humain face à l’automatisation et à l'IA ?
Une réflexion profonde sur le travail, la transmission, la technique, l’industrie et le destin civilisationnel des peuples.
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