Zooms

Géorgie : une expérience de pédagogie illibérale, ou comment rompre avec la modernité libérale – immersion dans l’école Iakob Gogebashvili

Publiée le 04/01/2019
Alors que la Géorgie, ancienne république soviétique du Caucase, s’est rapprochée du monde occidental et du modèle libéral, elle reste une société encore assez traditionnelle, en particulier en dehors de sa capitale Tbilissi. Parmi les ilots rayonnants en dehors du modèle libéral figure une expérience de pédagogie originale : l’école Iakob Gogebashvili située à une vingtaine de kilomètres de la capitale géorgienne, dans la commune de Kiketi. Cette école a été fondée et financée par l’homme d’affaires et philanthrope géorgien Levan Vasadze, qui avait donné un entretien à TV Libertés en 2017, dans lequel il expliquait son point de vue sur la nécessaire désurbanisation de l’humanité. Elle présente l’originalité de déployer son enseignement sous quatre aspects : - les enseignements strictement scolaires, sous la supervision du Ministère géorgien de l’éducation et des sciences - les activités sportives - les « talents de vie », qui comprennent des travaux manuels (notamment des activités de cuisine concrètes, puisque les écoliers cuisinent eux-mêmes la nourriture qu’ils mangent à la cantine) - l’enseignement religieux, dans la tradition chrétienne orthodoxe géorgienne L’école Iakob Gogebashvili figure parmi les meilleures du pays, et constitue un modèle de pédagogie alternative qui a fait des émules en Géorgie. Une source d’inspiration potentielle pour tous ceux qui sont en recherche de pédagogies alternatives. Un document de notre envoyé spécial Raoul Weiss.

Zoom - Loïc Chaigneau : Crise anthropologique : une avant-garde pour prendre le pouvoir

Publiée le 06/10/2026

Individus éclatés, luttes identitaires, indifférence généralisée, institutions vidées de leur substance : la France traverserait une profonde crise anthropologique. Pour Loïc Chaigneau, philosophe de formation et président de l’Institut Homme total, nous ne savons plus faire peuple et les gouvernants ne gouvernent plus réellement.

Dans son ouvrage "Refondation anthropologique", il appelle à repenser le corps social et à reconstruire, sur plusieurs décennies, un peuple capable de reprendre son destin en main. Mais pour y parvenir, il défend aussi l’idée d’une minorité organisée, d’une véritable avant-garde capable de structurer un réseau organisé, de rassembler des hommes sûrs et, à terme, de prendre le pouvoir.

Une stratégie de conquête politique peut-elle permettre de sauver et de refonder la France ?