Zooms
Zoom - Jean-Louis Tremblais : Reporter de guerre, de l’Ukraine à la Palestine !
Jean-Louis Tremblais a été pendant plus de 25 ans grand reporter au Figaro Magazine. Il publie aujourd’hui un ouvrage foisonnant intitulé "Entre les lignes". Citant son maître ès reportage, Henri Béraud, le journaliste baroudeur lance sur un ton narquois : "Le métier de journaliste consiste à passer la moitié de sa vie à parler de ce que l’on ne connaît pas, et l’autre moitié à taire ce que l’on sait réellement".
Plus sérieusement, Jean-Louis Tremblais a choisi de raconter les coulisses des grands reportages qu’il a couverts à travers le monde, de 2002 à 2022. Un voyage entre les lignes qui le mène à Bethléem, alors assiégée par l’armée israélienne, à Belgrade sous le tapis de bombes de l’OTAN et de l’armée française, ou encore sur la frontière du Donbass et de l’Ukraine, dans ce qu’il décrit comme un voyage en "absurdie".
Refusant la doxa véhiculée par certaines rédactions, Jean-Louis Tremblais s’est toujours méfié des narratifs imposés, préférant porter un regard professionnel et libre sur les conflits qu’il couvre dans des conditions souvent périlleuses. C’est ainsi, sur le terrain, au Kosovo et en Serbie, qu’il en vient à cette conviction : l’Europe est en train de se suicider.
Agrémenté de cartes et de photographies, tantôt spectaculaires, tantôt bouleversantes, "Entre les lignes" est aussi un hommage vibrant au métier de reporter de guerre, celui qui va jusqu’à risquer sa vie pour "rapporter" l’information et montrer le monde tel qu’il est.
Zoom - Benjamin Chalus : Libre-échange et financiarisation détruisent les Savoir-faire
Ancien chaudronnier-soudeur devenu consultant en métallurgie, Benjamin Chalus publie "La civilisation du geste - Quand le Savoir-faire façonne le destin des peuples" aux Éditions Heurésis. Pour lui, le savoir-faire ne désigne pas seulement une compétence technique : il constitue un lien profond entre la main et l’esprit, entre le geste et la pensée, entre l’Homme et le monde qu’il façonne. Dans cet entretien, Benjamin Chalus analyse la disparition progressive des métiers producteurs, l’effacement de la transmission, la financiarisation de l’économie et la transformation du travail en activité abstraite et désincarnée.
Pourquoi la modernité réduit-elle l’économie à des contrats et à des flux ?
Comment le culte de la rentabilité a-t-il fragilisé l’industrie et les savoir-faire ?
Pourquoi l’Homme contemporain semble-t-il séparé de son œuvre ?
Et quelle place restera-t-il au travail humain face à l’automatisation et à l'IA ?
Une réflexion profonde sur le travail, la transmission, la technique, l’industrie et le destin civilisationnel des peuples.
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