Zooms
Zoom - Alain Paucard : Un roman qui dénonce la société américaine
Que personne ne s’y trompe. Si le roman d’Alain « Humphrey » Paucard est réédité en 2024, il date de 1979. « L’Horreur d’été » raconte les exploits sadiques de Charlie Hogan, ancien du Vietnam, adjoint du shérif à Rockwille au Nouveau-Mexique. Profitant de son uniforme, il massacre de préférence les gens sans défense : mexicains, hippies, femmes, etc.
A travers un anti-héros à la fois sadique et inhumain, Alain Paucard a fait un portrait au vitriol de la société américaine qui, quarante ans plus tard, est au bord de la guerre civile.
Dans ce polar, se succèdent dans une sorte de « Délivrance » de John Bormann, des scènes d’une grande crudité ou d’une extrême dureté ou sauvagerie. Dans sa volonté de faire exploser toutes les limites, Alain « Humphrey » Paucard avait d’ailleurs , à l’époque, subi les foudres de la censure en récoltant trois interdictions : aux mineurs, à l’affichage et à la publicité.
Quatre décennies plus tard, « Horreur d’été » reste un livre audacieux et dérangeant qui révèle aussi le talent d’un écrivain malicieux et potache qui se définit comme « le président à vie du Club des ronchons » et un amoureux de Paris ( qui ne cesse de vitupérer contre son urbanisme, son déclin et sa gestion municipale )
Zoom - Daniel Habrekorn : Du bonheur de la poésie à la tragédie du Bataclan
Poète et éditeur, Daniel Habrekorn a consacré sa vie aux mots et à ceux qui les font vivre. Dans "Journal intermittent 1982-2000", publié chez Via Romana, il ouvre les carnets d’une existence nourrie de littérature. Lectures, voyages, amours et blessures composent ce portrait intime d’un homme de lettres. De Baudelaire à Léon Bloy, ses compagnons d’écriture invitent à regarder notre époque autrement. Pourquoi écrire ? Que transmettre ? Et que peut la poésie face à la brutalité de notre monde ?
Ces questions prennent une résonance particulière lorsqu’apparaît le Bataclan qui depuis le 13 novembre 2015 reste associé à l’horreur de l’attentat islamiste. En effet, cette salle mythique, liée à sa famille et où il a vécu vingt et un ans, appartient à son histoire personnelle. Comment en raconter encore les artistes, les spectacles et les jours heureux sans effacer la tragédie ? Un entretien sur la littérature, la mémoire et les mots qui nous restent face à l’indicible.
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