Bistro Libertés

Rougeyron à Bistro Libertés : quel retour !

Publiée le 30/10/2024

L’invité spécial d’Eric Morillot est le politologue et essayiste Pierre-Yves Rougeyron. Bardé de diplômes, ce gaulliste de droite est un habitué de TVL. Il a été proche de Paul-Marie Coûteaux, Eric Zemmour, Nicolas Dupont-Aignan et Florian Philippot. Il a écrit un livre sur un "souverainicide" : la loi du 3 janvier 73 qui dépouille la banque de France. On retiendra également "Pourquoi Combattre" qui est le fruit de 10 ans de réflexion. Il a créé et dirige la revue Perspectives Libres dont le niveau force le respect. C’est le président du Cercle Aristote consacré à l’histoire et la pensée politique française. On le retrouve sur Front Populaire de Michel Onfray, sa chaîne YouTube, Valeurs actuelles ou CNews.  

 

Au programme de cet épisode :

1) Faire face à la faillite : comment relever le défi de la dette ? 

La droite au pouvoir doit-elle augmenter les impôts ? 

Comment réduire les dépenses publiques ? 

Immigration, assistanat, transition écologique : quelles économies pour redresser le pays ?

 

2)⁠ ⁠⁠Élections américaines, dernière ligne droite : Donald Trump peut-il remporter les élections ? 

Donald Trump a-t-il tiré les leçons de 2020 ? 

Quel bilan faut-il faire de cette campagne pleine de rebondissements ? 

Quel est le meilleur candidat pour la France et l’Europe ?

 

Ernotte et France TV : la grande magouille ? Bistro Libertés avec Jean-Jacques Cordival

Publiée le 01/04/2026

Delphine Ernotte qui avait lancé la traque aux "mâles blanc de plus de 50 ans" est reconduite pour un 3ème mandat à la présidence de France Télévisions. 

Pendant ce temps, la commission d’enquête sur l’audiovisuel public n’en finit pas de faire des vagues et pointe sa gestion calamiteuse : gestion opaque, copinage, choix éditoriaux contestés et manque de transparence.

Pour en parler, Éric Morillot a réuni un plateau de spécialistes de l’audiovisuel avec le grand syndicaliste Jean-Jacques Cordival entouré de Béatrice Rosen, Mike Borowski, Adrien Abauzit et Greg Tabibian.

 

Ancien cadre de France Télévisions, Jean-Jacques Cordival devient président de la Fédération CGC des Médias et secrétaire général du Syndicat National des Personnels de la Communication et de l’Audiovisuel. Il est auditionné par la commission d’enquête. Un témoignage que son talentueux et tenace rapporteur Charles Alloncle résume ainsi : "Il a dénoncé l’incapacité de Delphine Ernotte à réduire la masse salariale de France Télévisions. Malgré près de 2 300 salariés en moins, la masse salariale est pourtant passée de 894 millions d’euros à son arrivée à près d’un milliard d’euros aujourd’hui. Pire, il souligne que la masse salariale de TF1 ne représente que 18 % de son chiffre d’affaires, quand elle s'élève à 40 % pour France Télévisions".

C’est un chaud partisan du service public et il dénonce la concentration du secteur audiovisuel autour de grands groupes privés. Il défend une vision d’un service public plus indépendant et mieux protégé. Et pourtant, il n’est pas apprécié par la très gauchiste CGT, ni par la justice : il sera débouté de sa plainte en diffamation contre plusieurs militants de la CGT de France Télévisions.

C’est un véritable gardien du paysage audiovisuel français : il a mené des actions judiciaires ou plaintes concernant des conflits d’intérêts, la mauvaise gestion des ressources et des avantages jugés indus.

Candidat à la présidence de France TV en 2005, il s’oppose 10 ans plus tard à la nomination de Delphine Ernotte, totalement inexpérimentée puisqu’elle a fait toute sa carrière cher Orange. Il considère que la nomination d’Ernotte est "entachée d’irrégularités, marquée par un manque de transparence et biaisée dès le départ". Il est donc allé jusqu’à déposer une plainte contre le processus de reconduction pour un troisième mandat. Il parle même de “mascarade” et de “grand n’importe quoi” concernant son processus de nomination.

Vous l’aurez compris, c’est une grande gueule que nous avons ce soir.