Zooms

Zoom - Maryvonne Bréant et Bertrand Salquain : Mort pour la France, renié par l'Etat

Publiée le 05/12/2024

Maryvonne Bréant est la veuve inconsolable d’un pilote militaire français disparu au Proche-Orient en 1969. Pendant 55 ans, l’Etat français a refusé d’ouvrir les archives et de dire que son mari était mort pour la France. Ce n’est qu’en février 2024, grâce à la justice helvétique, que Maryvonne Bréant et son avocat ont récupéré plus de 400 documents confidentiels, des télégrammes entre la France, la Suisse, le Maroc, l’Égypte, Israël, la Syrie… "Secret défense - Mon mari a disparu : 50 ans de combat pour briser le silence" raconte un combat pour connaître la vérité. Un récit sur du vent propulsé par les plus hautes sphères de l’Etat. Son témoignage est également une plongée dans l’univers des réseaux d’espionnage de la Vème République et de ses missions secrètes qui lâchent ses soldats quand leur mission se passe mal.

Attentat du Bataclan, dix ans après, rien n’a changé ! Le Zoom - Daniel Habrekorn - TVL

Publiée le 24/02/2026

Écrivain et poète, Daniel Habrekorn est le propriétaire du Bataclan, salle mythique frappée par l’attentat islamiste du 13 novembre 2015. Dix ans ont passé. Invité de TVLibertés pour son livre sobrement intitulé "Bataclan" (Robert Laffont), il revient sur cette nuit tragique qui fit 130 morts et 350 blessés graves.

Présent au matin du 14 novembre devant sa salle dévastée, il évoque un sentiment de "courageux amateurisme". Il pointe sévèrement du doigt la pluralité des commandements, les rivalités entre services, un cloisonnement paralysant et les carences du renseignement français. S’il salue sans réserve le courage des policiers engagés ce soir-là, il met en cause la responsabilité politique au sommet de l’État. Il affirme avoir souhaité et attendu la démission de François Hollande, ainsi que celle du ministre de l’Intérieur de l’époque, Bernard Cazeneuve.

Après une année de travaux, le Bataclan a rouvert ses portes en 2016 et vient de célébrer ses 160 ans. Depuis 115 ans, la famille Habrekorn veille sur cette scène historique. Pour son grand-père, son père et lui, le Bataclan n’est pas qu’une salle : c’est la mémoire vivante des milliers d’artistes qui s’y sont produits et qui ont marqué son histoire.