Zooms

Zoom - Pierre Le Vigan : Wokisme : une expérience pour vous domestiquer

Publiée le 23/07/2024

Les déconstructeurs sont à la mode. Avec le wokisme, ils sont sortis des sphères purement universitaires et imposent leur doxa : rien n'est stable et rien ne doit l'être. Tout doit être fluide et liquide. La grande liquidité de tout et de tous devient une grande liquidation. A l'origine du wokisme, il y a la déconstruction comme refus de toutes les transmissions, comme annulation de toutes les cultures, comme culte de la table rase. Derrida, Lévinas, Sartre ont chacun joué un rôle dans cette négation de la continuité de l'être. Ils ont été, chacun, des chefs d'orchestre d'un nihilisme déconstructeur. Il est temps de dire pourquoi et comment on peut penser autrement. Pierre Le Vigan, urbaniste de formation et diplômé en histoire et philosophie, présente son ouvrage "Les démons de la déconstruction". 

Zoom - José Luis Toribio : Désindustrialisation : comment la France a sacrifié ses ouvriers

Publiée le 09/06/2026

Pendant 27 ans, José Luis Toribio a travaillé à la chaîne dans les usines PSA-Citroën d'Aulnay-sous-Bois. Syndicaliste, acteur des grandes grèves qui ont marqué l'histoire du site et témoin direct du déclin industriel français, il livre aujourd'hui un récit sans concession dans son ouvrage "L'Usine - Névroses d'une grève oubliée".

Dans cet entretien, il revient sur les conditions de travail à la chaîne, les luttes syndicales, les affrontements idéologiques entre organisations ouvrières et la fermeture progressive des grands sites industriels français.

De la CGT aux trotskystes, du Parti communiste à Jean-Luc Mélenchon, José Luis Toribio dresse un bilan sévère des forces qui prétendaient défendre les travailleurs. Il raconte également les grèves qui ont secoué PSA-Citroën et analyse les conséquences économiques, sociales et politiques de la désindustrialisation. Comment la France est-elle passée d'une grande puissance industrielle à un pays qui ne produit plus qu'une faible part de ce qu'il consomme ? Qui porte la responsabilité de cet effondrement ? Et la classe ouvrière a-t-elle encore un avenir dans la France du XXIᵉ siècle ?